15/05/2007

Voyage andalou

Désolé pour vous, mais j'ai abandonné ma chère souris quelques jours, le temps d'un petit voyage en Andalousie, loin de tout blog. L'occasion, évidemment, de déguster moult tapas, ces petits amuse-gueules qu'on vous sert à l'apéro et qui, à force, font un repas ludique et goûteux. Bien sûr, en région touristique, c'est devenu une attraction en tant que telle. Mais c'est encore une vraie tradition dans la vie réelle. Une fois gavés de cette bonne habitude, nous nous sommes arrêtés à Ronda, dans le restaurant d'un de ces petits jeunes qui montent, le Tragabuches.

Parce que les chefs inventifs déclinent d'abord la cuisine de leur culture, de leur pays. Au Tragabuches, c'est le cas. Parmi les délices du menu, on aura apprécié cette mousse à la crête de coq (première fois que j'en mangeais...). Ou cet oeuf au chorizo (photo de gauche), qui déclinait avec bonheur une saucisse classique dans un plat moderne. Et que dire de cette saint-jacques parfaitement grillée, posée sur une gelée sans gélatine (photo droite)? Le menu est à rallonge, comme une série de tapas, dans un de ces décors comme les aiments les jeunes Espagnols, designo-ancien.

Bon, d'accord, ce n'est pas la porte à côté... Mais ça vaut la peine d'y faire un tour si vous êtes dans la région...

02/05/2007

David Berger ferme sa Terrasse

David Berger a une double casquette. D'une part, il gère sa Terrasse à Corseaux, au-dessus de Vevey, où il propose une cuisine inventive et un peu fofolle dans de vieux murs. D'autre part, il a repris l'Auberge communale de Pont-de-Nant, aux Plans-sur-Bex. Il vient de nous annoncer qu'il allait devoir fermer sa Terrasse à mi-mai, le bâtiment qu'il occupe allant devenir une maison d'habitation. Dommage...

30/03/2007

Vie et mort d'un restaurant

LAtelier GourmandLa fermeture du Louis, au Flon, est-elle une catastrophe? Sans doute pour le propriétaire des lieux, le LO, qui va perdre de l'argent, et pour le gérant qui perd un gros investissement. Mais pour nous autres, pauvres clients... Enfin, je dis "pauvre", mais les clients du Louis faisaient plutôt dans le chic. Car si le Lounge était plutôt sympathique, si les vins et autres planchettes étaient assez bien choisis, c'était quand même un lieu où vous toussiez légèrement au moment de l'addition. Quant au gastro du 1er, qui a connu des hauts et des bas, il ne respirait ni la chaleur ni la simplicité.

Reste qu'un espace où boire un verre au Flon après le travail ou après le cinéma doit demeurer. J'attends donc avec impatience le projet De Mercurio. En espérant que la qualité ne rime pas forcément avec coup d'assommoir...


20/03/2007

Luxe, calme et volupté

Le TribecaBon, d’accord, je n’ai pas beaucoup posté ces derniers jours. Désolé pour les milliers de lecteurs de ce blog… Bon, revenons aux choses pas sérieuses. Hier soir, donc, on a testé le Tribeca, le resto de la place Auberjonois (juste sous la place de la Riponne), à Lausanne. Il y avait eu le Jet Lag, rendez-vous homo branché, puis Adriano Tosto avait tenté un truc plus orienté produits, La Cantine, mais sans succès. L’endroit a donc été repris par deux nouveaux patrons, anciens de l’Ecole hôtelière. Ils en ont gardé l’esprit lounge + resto, avec une déco assez habile. Coin fauteuils en simili-cuir à gauche, ambiance tamisée. Et restaurant à droite, clairement séparé entre fumeurs et non-fumeurs.

La carte est courte, sans énorme surprise. Trois plats du jour à midi, quelques jolies entrées, trois poissons et trois viandes. Plus un choix intéressant de desserts. Tout ça à des prix mérités, donc un poil haut. Ariane et moi avons sauté les entrées (délaissant le foie gras ou de très belles salades…). Le filet de bar à l’huile d’olive était cuit simplement, posé sur un choix de légumes al dente mais pas trop. Jolie présentation, cuissons parfaites. Bravo. Les scalopines de veau à l’orange étaient roulées et goûteuses (bon, il n’y en avait que trois…), accompagnées des mêmes légumes et d’une polenta riche en beurre, miam…

Et on a craqué pour les desserts. La palette de crèmes brûlées (anis étoilé, menthe et lavande, citron, réglisse, chocolat pimenté) avait tout juste. Comme la pannacotta aux griottes, riche, riche, riche… La carte des vins est bien faite et le choix au verre est large. Quant au service, il est chaleureux. Bref, on retournera…

Le Tribeca, place de la Riponne 4 (entrée Auberjonois), 1005 Lausanne. Tél. 021 311 11 33. Ouvert tous les jours sauf dimanche.