31/08/2007

Gentillesse et qualité à Aclens

Nathalie Borne et Luc Parmentier, en leur Auberge dAclensAprès quelques jours en Provence, je m'émerveillais de la faculté de certains restos français à proposer une cuisine de qualité, pas trop compliquée, basée sur la qualité des produits de base, et le tout à des prix qui restent abordables, genre menu à 25€. A Maussane, mon village fétiche, c'est le prix que demande La Place, pour une entrée et un plat parfaits.

Et puis, l'autre soir, réunion de famille à l'Auberge d'Aclens, où je n'étais pas retourné après l'avoir testé pour le Coup de fourchette il y a quelques mois. Dans un décor simple et lumineux, Nathalie Borne (en salle) et Luc Parmentier (aux fourneaux) proposent deux formules. En bas, le café a sa propre petite carte. Au haut de trois marches, le restaurant décline un menu dans lequel on ne choisit qu'une chose: 1, 2 ou 3 entrées (de 60 à 109 fr.). Modestement, nous nous sommes contentés d'une seule entrée. Et voilà que pour 60 balles, vous vous retrouvez avec une entrée de classe (les uns ont pris la tomate crue farcie au fromage de chèvre, ciboulette et tartare d'olive, les autres une fricassée de petits soupions tout tendre, haricots et pois). Suit un plat magnifique, qui mêlait quasi de veau (le haut de la cuisse) cuit à faire pleurer de bonheur, ris de veau juste caramélisé comme il faut, et une merveille de jus réduit collant aux dents. Plateau de fromages (petit choix), puis dessert. Y a rien à dire.

D'autant que le service est aux petits soins, détendu, arrangeant, agréable. Comme le restaurant est non-fumeur, Madame propose d'aller prendre l'apéro au café pour les fumeurs qui étaient à table, avec rebelotte pour le café. On a tous dit qu'on reviendrait... On tiendra parole!

Auberge communale d'Aclens, rue du Village, 1123 Aclens. Tél. 021 869 91 17. Fermé dimanche et lundi.

06/08/2007

Coucher de soleil sur Sonchaux

Auberge de SonchauxT'as passé un bon week-end? Ben, mon gars, il faut profiter des rares instants d'été. Nous, on a profité. On est monté à Sonchaux. Sonchaux? C'est très simple, tu vas à Montreux, de là tu montes à Glion, puis Caux, et au milieu de Caux, après la maison rose, tu prends la route de Sonchaux, à droite. 4,2 kilomètres, qu'ils disent sur le panneau. Mais 4,2 kilomètres d'une route sinueuse, étroite (il y a des places pour croiser tous les kilomètres...), vertigineuse par moments, mais très bucolique pour celui qui n'a pas à conduire.

Bref, une fois l'épreuve passée, tu débarques à l'Auberge de Sonchaux. Et là, le panorama! Un vrai balcon au bout du Léman, avec les Alpes à gauche, le lac devant, comme si on était accroché à la falaise. Le soir, avec un coucher de soleil, c'est carte postale. Mais mégagéante, la carte postale. Mon petit coeur d'artichaut a fait boum-boum.

Bon, d'accord, on a mangé aussi. C'est simple, la carte ne fait pas trois pages. Rösti, croûte au fromage ou aux champignons, fondue (de 18 à 22 fr.). Et les gens se pressent pour la charbonnade, servie sur un petit grill à vrai charbon sur la table (35 fr.). Comme des vrais touristes à la montagne, on a craqué pour une fondue aux tomates, avec des petites pommes de terre en robe des champs fondantes à souhait. Le service est adorable malgré le monde, les produits bien apprêtés. Ca vaut le déplacement, promis.

Auberge de Sonchaux-Terravet, rte de Sonchaux , 1820 Veytaux. Tél. 021 963 44 67. Réservation conseillée. Fermé en hiver.

24/07/2007

Un chalet pas comme les autres

La CergniaulazL'autre jour, petite balade en montagne. Enfin, pardon, balade en petite montagne. Pour vous dire, on a pris le MOB jusqu'aux Avants, puis le funiculaire tout vieux qui craque jusqu'à Sonloup, avant de finir à pied le dernier kilomètre qui mène (raidement, il faut le dire) jusqu'à l'Auberge de la Cergniaulaz. Benoîtement installé sur la terrasse, c'est un instant de bonheur. D'autant que la cuisine de Christian Mathey a de quoi réjouir les palais les plus exigeants. Bon, d'accord, on est sur les hauts de Montreux. N'attendez donc pas de trouver ici une quelconque fondue ou des pieds de porc. N'attendez pas non plus de trouver une addition riquiqui. Les entrées naviguent juste en-dessous de la vingtaine de francs, les plats planent entre 32 et 49 fr.


Mais, bon, ça en vaut la peine. De la fricassée de champignon au tartare de thon façon thaï, du roti de lotte au safran au boeuf sur le bois. Ce dernier se présente sur une plaque de fonte bouillantissime qui contient un magnifique filet de boeuf (200 g) et plein de légumes, tandis qu'un petit gratin de pommes de terre lui tient compagnie. Les desserts sont de la même veine, fruits rouges, meringue, crème double ou chocolat.


Enfin, l'ambiance est tout à fait sympa, tant par le décor de cette belle auberge où le bois est roi que par le service de Claudia Fournier et de son adjointe.


Après, on est redescendu à pied. Il fallait bien ça pour justifier la balade et les calories. La descente, ça use les mollets, qu'y disaient dans la chanson (ou quelque chose comme ça...)


Auberge de la Cergniaulaz, Orgevaux, Les Avants. Tél. 021 964 64 62. Fermé les lundi et mardi, et de janvier à Pâques...

02/07/2007

Un samedi soir à Vouvry

LAuberge de VouvryCela faisait longtemps que nous n'étions pas allés à l'Auberge de Vouvry. On a réparé l'erreur samedi, accueillis par l'immense gentillesse de Martial et Marie-Claire Braendle. Voilà un couple qu'on dirait sans histoire, qui gère la maison familiale depuis si longtemps, sans faire de vagues. La maison familiale? Une brasserie à droite, qui offre une cuisine soignée à prix tout doux. Un gastro à gauche, où le chef offre le meilleur de sa grande technique. Quelques chambres toutes simples au-dessus, à des tarifs plancher. L'endroit est un peu à l'écart des grandes routes. Les Braendle ne sont pas du genre à rouler des mécaniques. Alors on en parle peu. C'est dommage. Peut-être que ce n'est pas là que vous trouverez des inventions que vous pourrez raconter au café le lendemain pour faire le malin. C'est vrai aussi que Martial ne passe pas souvent dans les magazines. Mais c'est un vrai artisan, perfectionniste, qui recherche le plaisir de ses clients avant sa gloriole personnelle.

Mille-feuilles de grenouilles et panaisVoilà donc un restaurant où vous êtes accueillis. Au propre comme au figuré. On va s'occuper de vous, tout en gentillesse, avec un brin d'humour si vous êtes disposés à l'entendre. Après, les assiettes suivront, impeccables tant au niveau des produits qu'à celui des cuissons. Parce que l'artisan connaît son métier. Parce qu'il n'y a pas mille fioritures autour pour camoufler. Les grenouilles se marient au panais dans un mille-feuilles que seul la purée de cresson habille (voir photo). Les ris de veau, rôtis comme il faut, ont juste le parfum de l'estragon. Et les fleurs de courgette sont farcies simplement aux chanterelles. Il n'y a pas besoin de plus...

Aiguillette de poulardes aux épices et mangueMartial est le roi du poisson. Comme ces minifilets de perche qu'il était tout fier de servir l'autre soir. Ou comme cette féra parfaitement cuite avec juste une petite sauce mousseuse aux épices. L'aiguillette de poularde était parfaite, tendre à souhait, avec juste un petit jus aux épices et à la mangue (voir photo).
Vous l'aurez compris, on a passé une bonne soirée, d'autant que la carte des vins est riche à souhait de produits locaux ou français d'exception. Et que le rapport qualité/prix permet de se laisser aller sans devoir manger des pâtes tout le reste du mois.

Moi, cette constance m'épate. Réussir à tenir une maison aussi longtemps, aussi bien, avec autant d'énergie, ça force toujours mon respect face aux chefs. Il faut donc les soutenir, ne pas aller manger que chez le dernier qui est à la mode. Courrez donc chez Martial! C'est loin, Vouvry, me direz-vous? Il y a des chambres, on vous l'a dit, bande de distraits!

15/06/2007

Un Grotto comme là-bas

Imaginons qu'il arrête de pleuvoir et que l'été s'installe. Imaginons que vous ayez envie d'une bonne cuisine italienne, classique, pas tape-à-l'oeil, et qui sorte des pizzerias qui fleurissent partout. Imaginons encore (mais quelle imagination, me direz-vous) que vous cherchiez une terrasse couverte par une tonnelle ou un grand parasol dans la région lausannoise pour conjuguer tout ça.

Alors, direction Le Grotto du Léman, à l'avenue du Léman. Certes, la terrasse est un peu en bordure de route. Mais elle est agréable. A midi, il faut se battre pour avoir une table. Et le soir il vaut mieux réserver. Car le restaurant d'Angelo Palasciano a tout pour plaire. Des prix corrects, une cuisine italienne comme là-bas et un service efficace et souriant.

Pâtes, risottos et même pizzas sont évidemment au menu. Mais on y trouve aussi des antipasti parfaits, des viandes fort bien cuites et des poissons. Ca sent bon l'huile d'olive et les herbes. C'est simplement fait, mais bien fait.

Le Grotto du Léman, av. du Léman 87, Lausanne. Tél. 021 728 03 81.

08/06/2007

Des jeunes restaurateurs qui montent

Lundi, je devais aller à Neuchâtel, à l'excellent Maison du Prussien, pour assister à l'entrée de trois nouveaux membres dans la chaîne des Jeunes Restaurateurs d'Europe. Et je n'ai pas pu. Saleté de séances...

J'ai donc raté ça et cela m'ennuie bien, d'autant que les Jeunes Restaurateurs sont une association qu'ils peuvent être fiers de rejoindre. Ces trois chefs sont donc:

 

Jean-Yves Drevet, à la Maison du Prussien. Ce jeune Français a eu une belle formation dans son pays, avant de venir comme chef de cuisine à Neuchâtel en 1996. Dès 2000, il reprenait carrément l'établissement. Une cuisine inventive, enthousiaste, parfois à l'excès, dans un cadre improbable que cette belle bâtisse du XVIIIe près des chutes d'eau du Gor du Vauseyon.
Arno Abächerli, Obwaldien pur souche, qui a pas mal voyagé en Suisse avant de rejoindre d'abord la Pinte de Meyriez, à Morat, puis finalement l'Auberge de la Croix-Blanche, à Villarepos, en 2002. Un restaurant qu'on n'a pas visité mais qui mérite 14 au GaultMillau.
Loris Lathion, Valaisan et fier de l'être, passé par Zermatt, la Côte, à Corin, en Irlande, puis au Mont-Rouge, à Haute-Nendaz, dont il reprend les rênes en 2003, avec sa cuisine qui sent le Sud.

01/05/2007

Hommage à un homme discret

Adol BlockbergenLa nouvelle de la retraite, puis très rapidement du décès d'Adolf Blockbergen nous a attristé. Et nous rappelle la dure réalité de ce métier de cuisinier. Parce que les chefs sont comme des artistes, qui doivent toujours se renouveler. Pas facile d'atteindre le sommet du panier. Mais quelle difficulté de s'y maintenir. Parce que les critiques gastronomiques, parce que les clients aiment les nouveautés qui en jettent...

Adolf Blockbergen était de l'école des Girardet, des Stucki, des Pierroz, de cette école qui avait renouvelé la cuisine classique, sans en dénier les fondements. Il avait fait de son Auberge du Raisin, à Cully, une table renommée, distinguée, luxueuse. Il avait intégré des éléments méditerranéens ou asiatiques, sans jamais tricher sur la qualité. Mais comme l'homme était timide, il le faisait parfois loin des projecteurs, sortait peu de sa cuisine pour faire parler de lui. Alors, certains l'ont un peu oublié. Pourtant, une escale au Raisin restait un gage de qualité, d'imagination et de tradition.

A l'heure où il aurait pu enfin se reposer, après ce métier de chien qui vous bouffe toutes les heures de la journée, il est parti. Comme toujours, discrètement. On regrettera l'homme. Et on souhaitera tout le bien possible à son second qui reprend le piano de Cully.

20/04/2007

Un buffet où il fait bon s'arrêter

La terrasse du Buffet de la Gare de CullyAndré et Sylviane, Culliérans purs et durs, ont eu l'excellente idée de nous inviter l'autre soir au Buffet de la Gare, à Cully, où nous ne nous étions pas arrêtés depuis longtemps. Excellente idée d'abord parce que nous avons pu manger sur la ravissante terrasse ombragé, et ça au mois d'avril, ça se fête... Ensuite, parce que l'accueil de Géraldine Vermorel et de son équipe est juste parfait, chaleureux, décontracté, aux petits sons. Enfin - et surtout, diront certains - parce que la cuisine de Jean-Luc Vermorel n'a cessé de progresser pour aboutir à une gastronomie certes de bases classiques, mais avec une inventivité maîtrisée et une technique bien présente. Il intègre quelques gags de cuisine moléculaire pour le décor, mais cela ne le distrait pas de sa passion de base, l'élaboration autour de beaux produits.

Sept ans déjà que les Vermorel sont là, mais ils viennent d'acheter le bâtiment, et vont se lancer dans les travaux cet automne. La maison en a besoin. Mais ils ne vont pas changer l'atmosphère Art Deco de la véranda-salle à manger. Sans vouloir vous la faire guide gastronomique, on va quand même vous raconter un peu le défilé.

Aux premières loges, cette petite mousse de pois vert et son coulis de betterave rouge, à côté de sa purée de rates (les pommes de terre, Sylviane!) fumée aux sarments de vigne. Beau début. Un méli-mélo de thon juste saisi comme il faut et de livèche, à la vinaigrette d'orange et sa tuile de sésame blanc et noir nous a ravis. L'escalope de foie gras, là aussi une cuisson précise, partait d'un produit magnifique pour se poser sur un petit hachis de pommes à la raisinée. Le bar de ligne nageait avec bonheur parmi les asperges et les grosses morilles, avec une mousse-shampoing aux asperges rigolote sans plus (on vous l'a dit: un poil de cuisine moléculaire...). Enfin, le pigeon de Lacan, servi sur un brasero de sarments de vigne qui finissait de le fumer, était excellent, avec une petite sauce truffée de bonne compagnie. Et ça continue avec une valse de desserts qui nous rappelle que Vermorel a commencé sa carrière dans sa ville natale, Roanne, comme pâtissier chez Troisgros!

De Roanne à Cully, le train s'est arrêté au bon endroit.

Buffet de la Gare de Cully. Tél. 021 799 21 24. Fermé le samedi midi et le dimanche.

17/04/2007

Un Palace sauce thaï

Nipaporn et Patrice de WeckA Lausanne, même le Côté Jardin du Lausanne Palace vire asiatique. Il organise en effet, jusqu'au 28 avril, une quinzaine thaïe en invitant Panip Gourmet à investir sa cuisine. On connaissait déjà sa terrasse de rêve à deux pas de Saint-François, calme et aérée. Voilà qu'elle va prendre des couleurs épicées.

Ce qui est amusant dans l'histoire, c'est la trajectoire de Panip Gourmet. Panip, c'est Patrice de Weck et sa femme Nipaporn. Lui, plus tout jeune, trajectoire dans la finance et l'organisation de voyages. Elle, cuisinière autodidacte mais talentueuse. Ensemble, ils proposent de la restauration thaï à domicile. Idéalement jusqu'à 8 personnes, ils arrivent dans votre cuisine, préparent leurs plats, vous les servent à table ou en buffet, et repartent après avoir nettoyé votre laboratoire. Comptez entre 50 et 100 fr. par personne. Pas forcément plus cher qu'au restaurant, non?

Patrice et Nipaporn de Weck, 55, rue des Alpes, 1023 Crissier. Tél. : 079 754 51 31.

 

10/04/2007

Chacun ses goûts

Quelle déception l'autre soir, dans un restaurant italien de la région de Cossonay, qui se prétend de qualité. Service calamiteux, nourriture insipide. Jusqu'au paroxysme: une prétendue grillade de poissons se révèle quatorze fois trop cuite, avec un saumon sec comme une meule de paille, une langoustine qui faisait peine à voir, et j'en passe.

La patronne à qui on se plaignait gentiment rétorque: "Moi, je viens du bord de la mer et on mange toujours le poisson comme ça. Chacun ses goûts!"

On n'a même pas pris de café et on est partis le coeur gros pour ces pauvres bêtes.

02/04/2007

Un signal à Grandvaux

Le Signal de GrandvauxL'autre soir, après la foule du jazz à Cully, Ivan Ischer et sa petite famille nous ont emmenés au Signal de Grandvaux, un lieu improbable mais tout sympa. L'endroit fait bric-à-brac, entre sa salle à manger qui accueille des soirées jazz, sa terrasse fermée pour l'hiver, son coin fumeur où trônent des fauteuils en cuir un peu fatigués. La patronne vous accueille avec son franc-parler et un sourire tout gentil.

L'endroit mérite son nom, la vue sur Lausanne et le lac y est fort belle, même si on voudrait raser une ou deux maisons sur la gauche... La carte, classique mais de bon goût, propose autant d'escargots que d'entrecôte, des pizzas fort goûteuses. Avec ce service que certains diraient familier, la maison a son lot de bourgeois des environs venus s'encanailler et d'habitués fidèles au style bistro.

Le Signal de Grandvaux, route du Signal 128, 1091 Grandvaux (tout en haut au-dessus du village). 021 799 11 66.

 

01/04/2007

Une entrecôte tendre, tendre, tendre...

Le Château de VillaChangement de décor samedi, avec un tour à Sierre, histoire de fêter dignement l'anniversaire de ma fille qui habite tout près. On avait une envie de fondue aux chanterelles, et celle du Château de Villa est fort bien. Mais voilà qu'au moment de commander, alors que les deux autres étaient restés sur leur idée, Jenny et moi avons succombé à la tentation carnivore qui parfois nous habite. Au moment où on a vu "Entrecôte de la race d'Hérens" sur la petite carte. On a eu raison.

La viande était d'une tendreté absolue, comme on en trouve rarement en Suisse. Du vrai beurre. Bon, la fondue aux chanterelles était fidèle à elle-même, même si, en cette saison, c'est du champignon de conserve plutôt que du frais.

Vous ne connaissez pas le Château de Villa? En bas, l'oenothèque propose des crus de toute la région, alors que l'ampélothèque collectionne tous les cépages valaisans. La salle à manger fait dans le cliché, avec toutes les spécialités valaisannes, de l'assiette de viande séchée jusqu'aux raclettes.Ca sent légèrement le fromage, donc. Mais pas sur la terrasse qui est un vrai bonheur en été (et avec tout le soleil qu'ils ont là-bas...). Enfin la carte des vins, forcément, est d'une richesse inouïe en crus locaux.

25/03/2007

Marre des sandwiches

Un junksandwichJe pense que vous avez remarqué que nous venons de lancer un nouveau site. Ce qui veut dire beaucoup de boulot, moi qui déteste cela, et pas le temps de manger correctement. Je me suis donc spécialisé pendant deux semaines en bouffe rapide, pas diététique, et pas forcément bonne. Je me suis égaré dans des lieux dont je tairais le nom pour m'approvisionner en grosses calories qui restent sur le ventre. J'ai mâchouillé des sandwiches sur des coins de bureau. J'ai même tenté des plats tout faits au micro-ondes. Je ne dis pas tout ça pour me faire plaindre, mais pour vous expliquer mon soulagement en allant manger à l'Auberge communale de Mollens, au pied du Jura.

Là-bas, Guy Huck prépare une cuisine simple mais excellente, et à des prix dérisoires. Bon, il faut supporter la salle fort rurale et la décoration de type rustique. Mais, à voir l'affluence, beaucoup supportent.

Deux menus entre 59 et 72 francs. Une carte microscopique dont nous avons extrait de fort bonnes choses. Une salade variée aux excellentes gambas grillées. Une fricassée de champignons goûteuse et non crémeuse. Un filet de boeuf magnifiquement cuit et sa sauce classique aux morilles. Bref, que du bien. Guy Huck prépare également la chasse à merveille, et l'automne voit son carnet de réservations exploser.

N'empêche, avec toutes ces qualités, ils ne pourraient pas refaire un poil la déco?

20/03/2007

Déjeuner chez Tiffany

Déjeuner chez Tiffany: au-delà de références cinématographiques, c’était le titre de mon film à moi, en compagnie de Nir et de Rebecca. Le Tiffany, c’est à la rue de l’Arquebuse, à Genève, le très joli restaurant de l’hôtel du même nom. Une petite salle très Belle-Epoque, une minuscule terrasse en été, un service pressé mais agréable, une carte pas trop longue à des prix corrects. Bref, une adresse à recommander. Ce qui frappe dans la carte, c’est d’abord sa dualité: à gauche, les plats fits, légers et peu caloriques, à droite, les plats plus gourmands. Une dualité qu’on retrouve dans les plats du jour, comme ce loup proposé en deux versions. Nir a pris le loup grillé, mais pas trop, une réussite. Rebecca s’est lancée dans le risotto (côté gourmand, elle n’a pas besoin de faire attention…), et elle a aimé. Pour ma part, le pot-au-feu du plat du jour était parfait, tendre, goûteux, avec de beaux légumes.

Au moment des desserts, Nir a recommandé le moelleux au chocolat, très classique, qui évidemment ne figurait pas sur la carte light! Bien réussi dans le genre, mais pourquoi l’accompagner d’une boule de glace au chocolat un peu superfétatoire. Nir l’a demandée vanille, il avait raison.

Ce qui frappe dans la carte, c’est d’abord sa dualité: à gauche, les plats fits, légers et peu caloriques, à droite, les plats plus gourmands.