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05/04/2015

Rigolos, les macarons de Cloé

topelement.jpgGrâce à Brigida Clément, les biscuits ont gagné en formes et en originalité


Elle a le sourire de celles qui ont réussi une jolie aventure. Brigida Clément a en effet lancé Cloé Macarons il y a une bonne année, et la petite entreprise connaît un beau départ. Il faut dire que ses créations suscitent instantanément la sympathie chez ceux qui les découvrent. Car les délicatesses de Brigida ne ressemblent pas aux macarons ordinaires et tout ronds. Chez elle, elles se déguisent en fleurs, en chats, en cœurs, en ours ou en coccinelles. Pourtant, au départ, cette enseignante en classe enfantine n’a rien d’une pâtissière: «Mais j’ai toujours adoré bricoler et réaliser.»

La maman de deux garçons de 19 et 23 ans a ainsi créé beaucoup de formes avec de la pâte à sel, de la pâte à maïs, au point de donner des cours sous l’enseigne de Babou Bricole. Elle réalise également des illustrations. Mais elle adore préparer des desserts. Jusqu’au jour où elle s’est lancée dans les macarons: «Comme tout le monde, j’ai tâtonné un moment avant de trouver la bonne formule. Mais une fois que c’était fait, je me suis lassée des ronds très vite», explique-t-elle. Elle se lance alors dans des déclinaisons de formes pour créer ses animaux rigolos, ses fruits, ses carottes ou ses cœurs. Et ça marche plutôt bien. Ses collègues en raffolent. Les photos qu’elle poste sur les réseaux sociaux rencontrent un franc succès, et les commandes arrivent.

Des sujets brevetés

Sa rencontre avec un entrepreneur est décisive. Ensemble, ils créent une entreprise, lui trouvent un local à Echandens, près de Lausanne à fin 2013. Son associé lui conseille de faire protéger ses designs originaux. Et fait breveter également la technique qu’elle a créée pour superposer des macarons au cours de la cuisson. Cloé Macarons engage ensuite Oscar, un pâtissier professionnel, qui montera le laboratoire. Et les premiers essais au Marché de Noël de Montreux sont plus que concluants puisque le chalet était à cours de stock à 14 heures déjà…

«A Noël dernier, on produisait 1200 macarons par jour, avec trois aides au labo. C’est vrai que nous avons des pics de production et de vente pour diverses fêtes, la Saint-Valentin, Pâques, la Fête des mères.» A chaque fois, Brigida sort des séries spéciales, comme ce lapin choco-cacahuète, cette poule vanille, ce poussin citron confit, etc. pour Pâques. Car c’est toujours elle qui créé les sujets.

>Travail de précision

La réalisation, faite par Oscar, demande pas mal de doigté. Les dessins des futurs macarons ont été imprimés sur une feuille en plastique, sur laquelle le pâtissier va glisser une feuille de papier avant d’y déposer la meringue à la poche à douille. «On ne peut pas utiliser une forme ou un moule, explique Oscar, car il n’y aurait jamais la collerette spécifique aux macarons.»

La meringue «à l’italienne» doit donc être suffisamment ferme pour tenir et garder sa forme à la cuisson. «Mais il ne faut pas trop «macaronner» la préparation non plus, pour éviter de faire des pointes en la posant.» Brigida a aussi imaginé assembler des macarons pour ses créations. Un tout petit, fait à l’avance, est ensuite posé sur un plus grand avant cuisson, pour donner, par exemple, le cœur de la fleur ou le nez du lapin. Le reste des décors est fait en pâte à sucre. Et tout est confectionné avec des produits frais, des coulis de fruits, de la vraie vanille et des ganaches à base de chocolat ou de caramel. «C’est beaucoup de travail et je dis toujours que je suis bénévole ici, sourit Brigida. Mais, en offrant des macarons, on offre des sourires.»

www.cloe-macarons.com

2 fr.80 le macaron. Collection en vente au showroom, route des Toches 3, à Echandens, le vendredi de 14h à 17h. Plusieurs séries en vente chez Royaume Melazic, rue de la Madeleine 12, à Lausanne; à la Gourmandine, av. de Beaumont 22, à Lausanne; à Terre vaudoise, Grand-Rue 9, à Pully; et à la Balance’L, place des Balances 15A, à Echallens.

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