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10/01/2015

Un Toro qui respire la puissance

cata-numanthia.jpgLa région du Toro, au nord-ouest de l’Espagne, est encore trop mal connue. Pourtant, cette Denominacion de Origen produit de beaux vins, puissants, charpentés, sur les 5500 hectares qui sont plantés dans l’appellation (en comparaison, le vignoble suisse s’étend sur moins de 15 000 ha, et celui du canton de Vaud sur moins de 3800 ha).


On est là au cœur du Ribero del Duero, dont la rivière prend le nom de Douro en passant la frontière du Portugal, où elle traverse les vignobles du Porto.

Dans le Toro, la rivière serpente entre des collines de 650 à 850 m d’altitude, une région plutôt aride et chaude au cœur de l’été. Le cépage local est le tinto de Toro, une ancienne forme de la famille du tempranillo, antérieure au phylloxéra qui avait ravagé le vignoble européen et qui a, elle, résisté à l’insecte. Si les grappes sont de belle taille, les grains, eux, sont très petits et concentrés.

C’est dans le petit village de Valdefinjas que les Eguren ont fondé Numanthia, un domaine qui compte aujourd’hui 49 hectares, dont certaines vignes ont jusqu’à cent ans. Ici, le sol est graveleux, sur un sous-sol argileux. Les plants sont très espacés.

Propriété de LVMH, Numanthia produit trois vins, l’éponyme Numanthia, Thermanthia et Termes. Le premier, après une longue macération, est élevé en barriques neuves dix-huit à vingt mois. Le 2010 offre un nez intense de pruneau, de cerise, avec des côtés épicés. En bouche, beaucoup de densité, de structure accompagnent des tanins fluides et une grande expressivité.

Numanthia 2010, 39 fr. 90 chez Manor.

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