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28/06/2013

Des restaurateurs scrutent le bulletin météorologique

deba.jpgPour certains patrons, l’année pourrie génère une vraie angoisse sur le chiffre d’affaires. Petit tour d'horizon


«La météo? On vient d’en parler. Pour nous, c’est la m… C’est tout, je n’ai pas envie d’en dire davantage!» Ce restaurateur de l’Est lausannois raccroche sèchement le téléphone au nez du journaliste. Il faut dire que son adresse ne vit que par sa terrasse, et que la météo pourrie de cette année 2013 le met en colère et menace gravement son chiffre d’affaires. Il n’est pas le seul.

A Allaman, à la Pêcherie, le restaurant posé sur le lac, la situation est elle aussi difficile. «Depuis le mois d’avril, on attend le beau, on espère et, dans le même temps, on ne peut pas faire grand-chose.» Asmaïli Afrim se montre plus résigné: «Il y a des années comme ça, c’est la nature qui décide.» Selon lui, c’est plus de la moitié de son chiffre d’affaires qui s’envole les jours de mauvais temps. «On se serre les coudes avec le personnel.»

Soirées fraîches

Au Débarcadère de Saint-Sulpice (photo), Alexia Fortez est fataliste: «A midi, ça va encore, on remplit très bien. Mais le soir, il fait toujours trop frais pour manger dehors. Heureusement, cette année, on a beaucoup de banquets, on leur fait boire l’apéro sur la terrasse, puis manger à l’intérieur.» Même topo au Restaurant de l’Aéroport de la Blécherette: ce soir, le congrès de 150 personnes prévu sur la terrasse devra se serrer à l’intérieur. Et les DJ annoncés devront se contenter d’une piste de danse improvisée. «Vous savez, on regarde les bulletins météo avec beaucoup d’attention…»

Rinaldo Da Dalto rigole: «J’ai la chance d’avoir deux établissements. Quand l’un souffre de la pluie, l’autre se remplit.» Celui du lac de Bret se vide quand il fait moche. «Heureusement, nous travaillons avec une équipe réduite et beaucoup d’extras, cela permet de jongler. Les jours de mauvais temps, on ne travaille quasi pas.» Il se concentre alors sur le Centre FairPlay de Puidoux.

A Yverdon-les-Bains, le patron du Château, Carlo Garzilli, sourit: «Les gens ne viennent pas chez nous pour la terrasse, mais pour la cuisine.» Pour lui, le temps maussade n’est pas une catastrophe. «Nos clients viennent manger, pas bronzer. Comme notre cuisine est tout au fond du restaurant, cela fait moins de pas pour le personnel.» Cela pourrait même être une bonne affaire: «Quand il fait grand soleil, les gens mangent beaucoup moins…»</p><p>Même son de cloche à Grandson, où Nicolas Schenk a la chance d’avoir un grand restaurant vitré accolé à sa terrasse. «Grâce à cela, nous avons superbien travaillé ce printemps, même s’il y a eu moins de touristes et une importante clientèle de la région.»

Par contre, beaucoup d’entre eux souffrent des annulations de réservation à la dernière minute quand il fait mauvais, voire des clients qui ne se présentent même pas après avoir réservé: «C’est la vie, soupire Asmaïli Afrim. Mais c’est ennuyeux!»

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