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12/01/2013

Deux vignerons vaudois, un valaisan et un tessinois chez Robert Parker

C'est la première fois que The Wine Advocate, la revue du célébrissime Robert Parker, parle officiellement de vins suisses, en l'occurrence de quatre vignerons, les Vaudois Pierre-Luc Leyvraz (à gauche) et Blaise Duboux (au centre), le Valaisan Robert Taramarcaz (à droite) et de la tessinoise Cantina Kopp von der Crone Visini, à Barbengo.

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C'est à l'inititative de José Vouillamoz que David Schildknecht, un membre de l'équipe de Robert Parker, est venu déguster les vins suisses à Mémoire & Friends à Zurich. Le dégustateur est revenu en novembre 2011 visiter certains producteurs qu'il avait sélectionnés.

Et, dans son article "Best of 2012", David Schildknecht cite un nombre restreint de domaines et de vins du monde qui l'ont marqué, dont les chasselas des deux Vaudois (voir la traduction artisanale ci-dessous). S'agissant de Robert Taramarcaz, il cite en vrac quasi toute sa production, du Chardonnay au Cornalin, le Valaisan "montre un sens intuitif et intelligent pour le potentiel de ses raisins et de ses parcelles, leur permettant de parler avec éloquence dans un mode conversationnel plutôt qu'autoritaire". Au Tessin, c'est le Merlot 2010 Tinello d'Anna Barbara von der Krone Kopp et Paolo Visini qui est chaudement applaudi.

 

La traduction du texte de Schildknecht sur les deux Vaudois:

Négligé, quel que soit son nom

Peu importe comment vous l'appelez, un ancien cépage d'Europe du Nord connaît une mauvaise réputation pour être surtout connu comme raisin de table (ou, en Alsace, comme un agent de l'impérialisme viticole allemand). Mais mettez la bonne variété génétique (et il y en a beaucoup) dans le bon terroir et dans de bonnes mains et le Chasselas (alias Gudetel, alias Fendant) peut produire un des vins blancs les plus distingués et les plus irrésistiblement délicieux du monde.

Où le Chasselas est renommé - la seule place en fait - est le canton de Vaud dont les imposantes terrasses escarpées au nord du lac Léman  donnent la meilleure subtilité et de distinction aux blancs. Ils sont peu acides - habituellement suite à la malo - vous laissant chercher parmi les qualificatifs minéraux ceux qui lui rendront justice, ainsi que pour un autre verre de quelque chose aussi immédiatement rafraîchissant. Je n'aurais pas de repos tant qu'un importateur américain ne mettra pas sur le marché l'extrêmement perspicace Blaise Duboux et son Dézaley 2010 Haut de Pierre Vieilles Vignes.

Le vétéran Pierre-Luc Leyvraz crée un Chasselas unique à partir d'une mosaïque de parcelles, en suivant des méthodes peu conformes aux canons habituels de la vinification. Il m'a fait déguster une verticale remarquable, qui, alors que vous adorerez son 2010 vibrant et succulent qui vient d'être importé aux Etats-Unis, je distinguerais ici le Saint-Saphorin Les Blassinges 2007, dont l'amalgame soyeux d'amande, de coing, de thé vert, d'iris et et chèvrefeuille me hante depuis que je l'ai goûté.

18:48 Publié dans Vins | Tags : vin, vaud, valais, parker | Lien permanent | Commentaires (24)

Commentaires

Tiens! Parker aurait-il cessé de n'aimer que les vins boisés à un point tel qu'à boire du vin, il préférait sucer du bois.

Écrit par : Baptiste Kapp | 14/01/2013

il faux faire connaitre nos vins à l étranger et les valoriser

Écrit par : trudu | 16/01/2013

Est-ce déjà l'effet Keller ....?

Écrit par : Gmlavi | 16/01/2013

Bon tout cela me laisse sceptique!Que ces vins soient agréables je n'en disconviendrai point.De là à encenser les dits breuvages,un fossé reste à franchir ou à ne pas franchir.Je ne citerai pas les domaines qui seraient à visiter(et déguster)avant de parler du chasselas.Et,hypothèse audacieuse;si les dégustateurs étaient quelque peu influençables(et peut-être influencés)!Santé:je déguste un grain blanc de Marie-Thérèse Chappaz.

Écrit par : Leupi Alain | 16/01/2013

Je viens de redéguster le Blassinges 2007 cité par Schildknecht, qui est effectivement grandiose. Le 2002 aussi n'a pas un cheveu gris et reste d'un équilibre impressionnant. Il est clair que de grands chasselas comme ça deviennent intéressants quand ils ont quelques années. Schildknecht a visité une cinquantaine de caves en Suisse parmi les plus renommées et il n'y a pas bu que du chasselas.

Écrit par : Dave | 16/01/2013

"avant de parler du chasselas" Je pense que nulle part ailleurs on ne peut mieux mesurer le snobisme des pseudo-élites genevoises, des banquiers tricheurs suisses amateurs de vin pour briller dans leur coquetèles dinatoires où l'on emberlificote le pigeon échappé à Madoff, que dans ce mépris du chasselas.
Excellent indicateur pour détecter les snobinards, ce chasselas.
Au point qu'à l'autre bout de l'échelle sociale, on peut même le vérifier sur les très médiocres humoristes (mais méritent-ils ce nom ?) qui reprennent cette détestation dans leurs sketches (Nathanaël Rochat, qui probablement boit de la pistrouille de chez Cardinal).
La Suisse, paradis des nouveaux riches sans noblesse, et surtout sans culture.

Écrit par : Géo | 16/01/2013

il y a chasselas et chasselas, Parker n'étant qu'une référence pour amerloques friqués, béotien en matière de vins, le fait de figurer dans son bouquin ne signifie pas que la qualité soit bonne mais juste que le viticulteur aura réussit à fabriquer un pinard au goût du sieur Parker, d'ailleurs, combien de viticulteurs français fabriquent spécialement pour lui une vinasse arrache papilles rien que pour lui plaire...

Écrit par : Charbonnier | 17/01/2013

M'en fous complétement de Parker. Cette façon de rabaisser le chasselas au seul prétexte que c'est un vin suisse me fait vomir. C'est du snobisme à l'état pur. Un véritable indicateur de connerie snobinarde. Il y a des gens qui savent vinifier ce plant et d'autres pas. Comme exactement tous les autres...

Écrit par : Géo | 17/01/2013

Le snob est il un abruti ?

Écrit par : Jemangevivant | 19/01/2013

Très bonne question. En fait, c'est un type d'abruti. Y en a d'autres...

Écrit par : Géo | 19/01/2013

Je suis tout à fait d'accord avec Géo. Il y a mahleuresement trop de gens qui ne savent pas vinifier ce plan et après viennent miauler des subventions à Berne. Les bons ont déjà tout vendu. Leur stock est à zéro pour 2011.

Écrit par : Patrick | 19/01/2013

Le problème du chasselas, c'est ou c'était la production de masse sur la Côte et en Valais. Dans ma région, le Chablais ainsi qu'au Lavaux et Dézaley, on trouve généralement des chasselas très bien vinifiés. A la limite trop bien, si vous voyez ce que je veux dire, mais c'est personnel...

Écrit par : Géo | 19/01/2013

Le seul truc qui m'agace avec Parker c'est que c'est devenu le Standard & Poor's du pinard. Les très bonnes notes font flamber les prix, etc.
Sa dernière sélection des 21 "meilleurs" Bordeaux en est une illustration. Avant... un Smith Haut lafite passait encore pour abordable... Merde, il aurait mieux fait de l'oublier, ce con!

Écrit par : petard | 19/01/2013

petard@ Il en existe certainement d'autres, inconnus ou moins connus et tout aussi bons. Mieux vaut ne pas suivre les sentiers battus dans ce domaine et pour vous aider, il y a des bons connaisseurs qui font le boulot de recherche pour vous. Reste à les connaître, eux...

Écrit par : Géo | 19/01/2013

@Géo. c'est exactement ce que Vinoabo cherche à faire... vous faire sortir des sentiers battus, vous proposer de découvrir votre profil de dégustateur et déguster des vins qui vous correspondent.
On cherche à mettre en avant des vins avant tout originaux... que ce soit par leur étiquette, le producteur, les méthodes de vinification... mais l'important reste le goût et Vinoabo, en cela, vous propose des vins originaux et de qualité, venus de Suisse et d'ailleurs.
www.vinoabo.Com

Écrit par : Philippine | 20/01/2013

Tout-à-fait ce que je voulais dire. Personnellement, je connais quelqu'un qui fait ce métier extrêmement bien, qui propose des petites merveilles de France à des prix abordables. On pouvait s'abonner chez lui aussi, mais je me suis beaucoup expatrié et cela ne faisait pas sens pour moi...

Écrit par : Géo | 20/01/2013

«Il en existe certainement d'autres, inconnus ou moins connus et tout aussi bons»

Je veux bien vous suivre jusqu'à un certain point… parce que là, on se lance dans le débat genre: qu'est-ce qu'un bon vin? que veut dire bon? que veut dire excellent, meilleur, etc ?
À titre de comparaison (même si c'est pas très comparable), en bagnoles, il y a une "échelle" des marques qui indique qu'on est dans le bas, le moyen ou le haut de gamme.
Et là, c'est pas seulement le prix qui indique le haut de gamme. Yaka regarder la caisse de près, l'essayer, la toucher… pour se convaincre.

Alors, le problème avec les "anti-Parker", "anti-Quarin", "anti-WineSpectator", etc., c'est qu'ils croient qu'il existe plein de nectars de derrière les fagots qui auraient échappé au tourniquet de la dégustation critique.

Il y a peut-être des pays et des régions qui n'ont pas passé totalement au crible. Mais en ce qui concerne les vins accessibles ici, d'où qu'ils viennent, ils ont bien été choisis par des sélectionneurs. Et ma, foi, c'est malheureux à dire, sur 20000 positions, il y en a peut-être que 10% qui sortent du lot. Et sur ces 10%, que 10% vraiment au top.

Et dans ces derniers 10%, désolé, ya rien à 10 balles!

Écrit par : petard | 20/01/2013

«le fait de figurer dans son bouquin ne signifie pas que la qualité soit bonne mais juste que le viticulteur aura réussit à fabriquer un pinard au goût du sieur Parker»

C'est pas vrai du tout!

Exemple: Château Haut-Brion 2009. - Parker 100 points, Vinum 20/20, Quarin 19,5/20, Vogel 19.75/20.
Mais... les 1193 francs la bouteille, c'est sûr que c'est à cause de lui.

Autre exemple: Haut-Bailly 2009 - Parker 98+, Vinum 18/20, WeinWisser 19/20
Là c'est moins cher... 164 francs quand-même, mais les milliardaires russes sont fâchés avec la lecture ou n'ont pas trouvé le No de la page .

Écrit par : petard | 20/01/2013

... Pour la route, descendons du "Cloud".
Voici un NECTAR oublié par Parker, mais découvert par d'autres non moins compétents: Syrah St-Saphorin 2011 de Marco et François Grognuz 31 francs la bt. Un sommet!

Écrit par : petard | 20/01/2013

J'ai découvert leur "Bergotte" après une course de montagne vers les Cornettes de Bise, dans un bistrot de Miex. Le père de mon amie était un restaurateur connu en Engadine et a servi ce vin après cette expérience.
Vraiment des excellents, ces frères Grognuz !

Écrit par : Géo | 20/01/2013

Ah oui, j'oublie l'essentiel : ce chasselas-là a échappé à la hammélisation générale dont au sujet duquel je vous entretenais ci-dessus...

Écrit par : Géo | 20/01/2013

Vous avez remarqué un truc, petard ? Quelques commentaires de notre part et ce site revit sans spams partout tout le temps...
En d'autres termes, il n'y a pas assez de billets intéressants.

Écrit par : Géo | 20/01/2013

@Geo
«Vraiment des excellents, ces frères Grognuz !»

Père et fils... le Saint Esprit c'est dans leur savoir-faire! :-))

Écrit par : petrad | 21/01/2013

Bon, je croyais que c'étaient des frères...
Mais bon, des vignerons qui font des merveilles, il y en a plusieurs dans cette région est-vaudoise / Valais...

Écrit par : Géo | 21/01/2013

Les commentaires sont fermés.