Widgets Amazon.fr

« Le show d’hiver de l’endive vaudoise | Page d'accueil | Solidaires, les vignerons vaudois? »

19/11/2012

Et toi, tu paies au resto?

gastronomieL'affaire du directeur général de Marie-Claire tentant de se faire inviter à l'oeil chez Pierre Jancou a réveillé les fantasmes autour des critiques gastronomiques, "tous pourris". Et comment ça marche, chez nous?


Forcément, comme journaliste dans le domaine, il nous arrive quelquefois d'être convié à de belles tables (mais pas si souvent que ça...). Le champagne qui sort une cuvée spéciale et qui veut le marier à un beau repas; le trois-étoiles qui inaugure ses nouvelles salles; le guide GaultMilau qui fête le cuisinier de l'année en invitant la profession chez ce dernier; ou le groupement de producteurs de patates qui lance une nouvelle variété, et la fait cuisiner par un chef de renom. Oui, ça existe, et oui, parfois on accepte. Parce que le sujet est intéressant et parce que les relations sont claires avec le restaurateur. On n'y va pas pour tester sa table mais bien pour s'informer et/ou déguster le produit en vedette ce jour-là.

Autrement, nous avons la coquetterie de payer nos additions, même si nous devons insister parfois. Il arrive qu'un chef glisse un plat supplémentaire dans le menu parce qu'il a envie de nous le faire tester avant de le mettre à sa carte. Il arrive qu'il nous offre un verre de vin en venant discuter cinq minutes avec nous en fin de repas.

Les tables que nous chroniquons dans le Coup de fourchette ne sont pas testées en de telles occasions. Et les chroniqueurs qui écrivent ces chroniques ne sont pas connus des restaurateurs.

Bien sûr, les histoires de pique-assiette existent, et des chefs les rapportent avec un sourire ironique. Comme ce critique qui insiste au téléphone pour réserver une table pour deux alors que le restaurant est complet et qui débarque finalement à quatre personnes... avant de repartir sans payer.

Sont-elles vraies? En journalisme, il faut au minimum deux sources différentes pour avoir une certitude. Ici, on n'a que la version du cuisinier...

10:59 Publié dans Gastronomie | Tags : gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.