Widgets Amazon.fr

« Crudessence québécoise | Page d'accueil | Le poulet aime les farces »

30/06/2012

Les 1ers Grands Crus un par un (6 et fin)

On finit notre petit tour de cave par le seul Lavaux présenté cette première année.


1ergrandcru6.jpgLe Château de Chardonne appartient à la maison Obrist, à Vevey. Sur les 1,7 ha du domaine, une partie est sélectionnée pour ce 1er Grand Cru. Ici, le chasselas est le seul cépage de ces vignes escarpées qui font face au lac Léman. Le sol est fait de terre brune, de calcaire et de moraine. Le raisin est vinifié et élevé par l’œnologue maison André Hotz, de manière traditionnelle dans des fûts de chêne. Au nez, le côté fruité domine, avec des arômes de fruits confits et de banane. La bouche se révèle plus minérale, joliment fraîche et d’une longueur appréciable.

Château de Chardonne 2011, 75 cl, 19 fr. 50. www.obrist.ch.

Conclusion Après dégustation au calme de ces onze 1ers Grands Crus, chacun d’entre eux a révélé de belles qualités qu’on est en droit d’attendre de ce qui doit représenter le sommet de la pyramide des vins vaudois. Bien sûr, la présence des grandes caves et de leurs affiliés y est nettement majoritaire, mais on rappelle que ce label est délivré sur candidature, et que les encaveurs n’ont qu’à s’y mettre. Quant aux vins de Lavaux, on regrette bien sûr leur rareté, due à la grogne des vignerons du coin contre ce nouveau règlement AOC.

08:10 Publié dans Vins | Tags : vin, vaud, chasselas | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je ne doute pas une seconde que ces onze vins présentent les qualités que l'on attend d'eux. Néanmoins, comme je l'ai déjà évoqué, il me semble que le(s) système(s) de qualifcation des vins de ce pays sème(nt) la confusion et ne permettent pas de s'y retrouver. Entre les vins primés des différents concours et les labels ç'est à mon sens plutôt brumeux.
Q'est-ce que le consommateur a à faire avec des règlements AOC, etc.? C'est quand-même au nez et à la bouche que les choses se passent et même pour les moins éclairés.
Le consommateur peut bien entendu retenir les noms de tous les vins primés et labellisés. N'y seront présents que ceux qui se seront soumis aux critères et à la critique. Une quantité négligeable par rapport à la production de qualité. Ceci est à mon goût aussi insatisfaisant que non représentatif.
Bref, sans vouloir porter aux nues le système Parker, celui-ci a au moins eu le mérite de susciter de la concurrence avec l'arrivée dans la "Cour de justice" de confrères tels que Winespectator, Weinwisser, Quarin, Bettane & Desseauve et autre Hachette. Là au moins, il y a matière à faire un premier tri entre les arguments et éventuellement copinages des uns et des autres.

Écrit par : petard | 06/07/2012

Les commentaires sont fermés.