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29/10/2011

Oups, j’ai fait une boulette

albondigas.jpgJ’adore la cuisine espagnole. Bien sûr, me répondront les puristes qui ne jurent que par l’Italie, c'est une cuisine de paysans et de pêcheurs, elle est trop riche en huile d’olive et en sauce. C’est un peu vrai, mais c’est bien ce qui lui donne du goût. Alors j’ai bondi sur ¿Hola qué cook?, un joli livre des éditions Mango, j’ai feuilleté, salivé, avant de vous choisir una tapa muy fácil, ces albondigas en salsa.


Ingrédients pour quatre:
400 g de bœuf haché
200 g de chair à saucisse
200 g de petits pois cuits
1 oignon
1 gousse d’ail
1 œuf
3 cs de persil haché
1 cs de paprika fort
1 cs de farine
2 dl de bouillon de bœuf
3 cs d’huile d’olive
sel et poivre.

Préparation

Pelez et émincez grossièrement l’ail et l’oignon. Mettez-les dans le bol d’un robot avec la viande, la chair à saucisse, l’œuf, 2 cs de persil, le paprika et une pincée de sel. Mixez jusqu’à obtention d’une farce molle mais pas mouillée.

Préparez des boulettes de la taille d’une grosse noix. Faites chauffer l’huile dans une poêle et faites-y cuire les boulettes à feu doux 5 minutes. Réservez.

Ajoutez la farine à l’huile dans la poêle et faites chauffer sur feu doux en mélangeant au fouet. Ajoutez petit à petit le bouillon et laissez épaissir et former un roux. Salez, poivrez et ajoutez les petits pois.

Servez la sauce dans des cazuelas ou des bols, posez-y les boulettes et décorez de persil.

Commentaires

Les plats trop riches en huile sont essentiellement des fritures. Il existait à Séville (je n'ai vu cela nulle part ailleurs), des "freidurías", petites boutiques qui vendaient uniquement du poisson pané frit (et des crevettes, calmars etc, parfois marinés au vinaigre et aux herbes "en adobo") et des frites en soirée, ce qui faisait le souper d'une bonne partie des habitants de la ville. J'ignore si cela existe encore, mais les modes ayant tourné et retourné, la tendance est aujourd'hui aux cuissons "a la plancha", donc presque sans huile. Pour ces albóndigas, je me souviens surtout des petits pois, mais il me semble que, comme d'autres tapas, on mangeait aussi cela en plat principal.

Écrit par : Inma Abbet | 02/11/2011

Tout à fait d'accord, la plancha a remplacé la friteuse dans pas mal d'endroits modernes espagnols. Reste des bars à tapas authentiques qui n'hésitent pas sur les fritures. J'ai essayé la même recette, mais en remplaçant les petits pois par des tomates un peu réduites dans du vin rouge et du bouillon. Pas mal non plus...

Écrit par : Dave | 02/11/2011

Vous oubliez un aspect essentiel de la gastronomie : la qualité des produits. Et sur ce point-là, il y aurait beaucoup à écrire sur l'Espagne. J'étais il y a quelques jours dans l'"Eroski" (qui n'est pas un sex-shop...) d'une petite ville de Navarre (Estella, pour Inma) et le choix fait très caverne d'Ali Baba pour un Suisse qui comparerait avec le même niveau de magasin en Suisse...
La poissonnerie est très bien achalandée, les fruits de mer abondants, les jambons de toute l'Espagne à tous les prix. Et dans la région, les pimientos del piquillo, les asperges exceptionnelles au printemps, leurs vins, leur huile d'olive, précisèment. J'ai dépassé le stade de saliver à cette évocation, j'en ai les larmes aux yeux rien que d'y penser...
Alors ce mépris des sempiternels snobs toscanophiles...

Écrit par : Géo | 02/11/2011

Merci de la recette. Je l'ai essayée en plat principal, accompagnée d'un peu de riz blanc, me permettant seulement d'alléger la sauce avec un filet de crème au dernier moment. Délicieux.

Écrit par : l'Acratopège | 05/11/2011

Les commentaires sont fermés.