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23/01/2011

A Yvorne, L’Ovaille fait de beaux blancs... mais aussi un beau rouge

 

Les deux frères Deladoey en sont très fiers, et on les comprend: leurs vignes d’Yvorne sont plantées et cultivées depuis 425 ans. Aujourd’hui, Frédéric (plutôt en cave) et Philippe (plutôt à la vigne) ont repris l’exploitation de leur père, Jacques.

 


 

 

 

 

Le domaine fait aujourd’hui cinq hectares, dont trois sont plantés sur l’Ovaille, ce vignoble très escarpé, cultivé en terrasses, sur l’éboulis de 1584 dont il tire son nom. (Attention, Hammel exploite une partie de l’Ovaille sous le même nom.) L’Ovaille Grand Cru des Deladoey est un de ces chasselas qui font la réputation du cépage et qui récoltent des distinctions.

Le 2007, par exemple, a eu l’honneur du Guide Hachette. Pas étonnant qu’il soit candidat à la mention 1er Grand Cru des nouvelles AOC. Frédéric Deladoey nous a aimablement permis de réaliser une miniverticale de son blanc vedette, dont les rendements sont sévèrement limités avant une vinification traditionnelle en foudre de chêne.

2005 Robe dorée, joliment minéral, avec l’apparition de premiers arômes tertiaires. Jolie fraîcheur en finale.

2006 Nez un peu moins affirmé, touches de tilleul, bouche encore fraîche, jolie longueur.

2007 Très minéral avec un côté silex, touche crayeuse, citron et pamplemousse, puissant, légèrement acidulé. Une vraie réussite.

2008 Encore un peu fermé, mais déjà de belles promesses minérales et une touche de bonbon acidulé.

2009 Nez magnifique, bouche très ronde avec une belle fraîcheur en finale.


Même s’ils ne font que 5% du Domaine de l’Ovaille, les cépages rouges sont multiples chez les Deladoey, pour s’assembler en un seul vin rouge, barriqué, également plusieurs fois récompensé. Par exemple au Mondial de Paris (médaille d’or pour 2005 et pour 2007). Là aussi, nous avons pu déguster une miniverticale.

2005 Nez puissant de fruits rouges, touches épicées, bouche ronde et belle longueur. Fraîcheur en finale.

2006 Plus animal, avec des notes de réglisse. Un peu d’astringence.

2007 Très beau nez sur la cerise avec des notes toastées. Belle attaque de bouche, équilibre maîtrisé et grande longueur. Notre préféré.

2008 Quelques semaines de mise en bouteille. Nez encore un peu fermé, mais élégant. Bouche veloutée.

Domaine de l’Ovaille, 1853 Yvorne, www.ovaille.ch.

 

10:03 Publié dans Vins | Tags : vin, blanc, rouge, chablais, vaud | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Merci pour cet article. On ne dira jamais assez les vertus du chasselas, seul vin bien de chez nous. J'ai bien connu Jacques Deladoey et son chasselas est le digne représentant de celui qu'on appelait "le petit syndic".

Écrit par : Géo | 30/01/2011

Les commentaires sont fermés.