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05/06/2010

Siccus, un retour aux sources

Bouteille_Siccus.jpgPassionnante dégustation que celle organisée l’autre jour par le Domaine du Mont-d’Or chez Philippe Rochat. La maison du Pont de la Morge, près de Sion, proposait en effet de remonter le temps dans une «verticale» de son célèbre Johannisberg, à travers douze millésimes jusqu’en 1959 (lire ci-après)

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Très connu pour ses vins doux surmaturés, qu’il a été un des premiers à lancer en Suisse, Mont d’Or possède un magnifique vignoble disposé en terrasses de pierres sèches sur la colline de Montorge, à l’entrée de Sion. Dans sa gamme de seize vins, ceux-ci se distribuent entre quatre rouges, quatre blancs secs, trois blancs moelleux et cinq grains nobles.

Le johannisberg, cépage le plus présent sur le domaine, est ainsi proposé en un moelleux, le Mont d’Or, et un surmaturé, le Saint-Martin. Pourtant, à remonter ainsi le temps dans cette verticale, on s’aperçoit bien vite que le johannis de base, même s’il a toujours gardé un peu de sucre résiduel, a longtemps été plutôt porté sur le sec que sur le moelleux. Et c’est sans doute pour cela que Simon Lambiel, le patron du Mont d’Or, a décidé de lancer un nouveau johannisberg sec, baptisé Siccus, pour boucler la boucle sans renoncer aux deux autres qui marchent bien.

Le nouveau-né a bien sûr profité de l’exceptionnelle année 2009. Vendangé les 29 et 30 septembre, il a été élevé très classiquement en cuves inox. Au final, le vin conserve 2,3 grammes de sucres résiduels, mais qui se coulent sans problème dans une vivacité bien présente. Le nez se la joue agrume alors que la bouche, fraîche, est vive en attaque, avant une finale très fruitée d’une belle longueur.

Siccus 2009, 75 cl, 17 fr. 50. Domaine du Mont d’Or. www.montdor.ch


Johannisberg Mont d’Or en 12 dates

2009 Encore un peu fermé, mais la structure est très belle.

2003 57,8 g de sucre! Des notes grillées, mais on souhaiterait plus de vivacité.

2000 Ça sent le sous-bois, le champignon. C’est complexe.

1998 Nez d’amande, beaucoup de fruits, très minéral, une trame très serrée.

1992 Finale un peu courte, côté oxydatif.

1989 Nez de fruits exotiques, très belle longueur, racé et équilibré. Une réussite.

1987 Nez d’humus et de citron, amertume en bouche.

1979 Un peu strict mais quelle noblesse. Bel équilibre.

1976 14,4% d’alcool, qui soutient le tout, malgré la légère amertume.

1969 Vif, beau gras, finale incroyable de fraîcheur! Grand vin.

1967 Nez de champignons et de noix. Grande complexité. Le plus beau de la verticale!

1959 Très sur la noix et le malt, presque un vin jaune.

08:17 Publié dans Vins | Tags : vin, blanc, valais | Lien permanent | Commentaires (0)

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