Widgets Amazon.fr

« Les meilleurs chasselas vaudois | Page d'accueil | La pomme de terre façon Villa d'Este »

06/01/2009

L’Auberge de l’Onde accueille un nouveau chef étoilé

zimmermann.jpgDepuis sa réouverture, le lieu mythique de Saint-Saphorin avait conquis une étoile Michelin grâce au chef Gérard Cavuscens. Patrick Zimmermann lui succède. C’est un lieu mythique dans la mémoire des Vaudois. L’auberge de Saint-Saphorin retentit encore bien sûr de l’esprit voisin de Gilles, mais aussi des fantômes de Charles-Albert Cingria ou de Paul Budry. C’est aussi là que se tenaient beaucoup de réunions (y compris les plus secrètes) du Parti radical après-guerre.


Laissée à l’abandon, destinée à finir en appartement, elle avait été sauvée par l’avocat d’affaires Georges Muller. Rouverte fin 2005, l’Onde allait vite conquérir sa première étoile Michelin et quinze points au GaultMillau, grâce au talent de Gérard Cavuscens, l’ancien second de Girardet.

Lorsque le chef a annoncé son départ, Georges Muller s’est mis en quête d’un remplaçant qui puisse tenir la maison aux mêmes altitudes. C’est désormais chose faite. Dès le 14 janvier, c’est Patrick Zimmermann qui sera aux commandes. L’Alsacien de 43 ans a fait ses armes en France (entre autres à Illhaeusern). En 2001, il arrive à Bâle, chez Hans Stucki, qu’il remplacera au décès de ce dernier, acquérant une deuxième étoile Michelin. Il avait fait quelques mois l’été dernier au Beau-Rivage de Nyon.

«C’est une bonne pêche», se réjouit le propriétaire des lieux. D’autant qu’un nouveau second arrive également, Fabrice l’Etang, ancien de Georges Wenger, Carlo Crisci ou Etienne Krebs. «Nous ne visons pas d’autres étoiles pour le moment. Mais l’Onde doit rester un endroit d’abord convivial, pas guindé. Et je voudrais que le service soit moins chichiteux», poursuit Georges Muller qui montre une vraie passion pour l’endroit où il s’est marié. «Le restaurant ne sera jamais une mine d’or, mais on s’en sort.»

A la réouverture de janvier, le nouveau chef ne changera pas la carte existante («il lui faut un peu de temps pour s’installer»). Mais il développera rapidement ses propres créations. Reste maintenant à savoir si les guides gastronomiques seront conquis par le nouveau cuisinier.

Commentaires

J'avais découvert G.Cavuscens au Café Vitti dans le quartier des Pâquis et l'avais retrouvé avec plaisir à l'Onde.
Ravi d'apprendre le nom du nouveau chef.... quand on a oeuvré au Brudeholz dans l'antre de l'inoubliable Stücki maître es-sobriété on est certainement un bon et vrai bougre de cuisine et pas un marmiton frimeur dont l'espèce abonde...hélas. Je retournerai donc à l'Auberge de l'Onde. Merci de m'avoir signalé l'arrivée de M.Zimmermann.
vendredi je vais découvrir Nicolas Le Bec à Lyon...vous connaissez ?

pierre losio
député

Écrit par : pierre losio | 08/01/2009

@ Pierre Losio: merci de votre message. Je ne connais Nicolas Le Bec que de réputation, mais j'ai grande envie d'y aller. Bonne découverte et bon appétit.

Écrit par : Dave | 08/01/2009

Espérons qu'il se plaise à St.Saphorin, il semble bouget beaucoup...

Nicolas le Bec a oeuvré quelques années à la Cour des Loges à Lyon, c'est là que je l'avais "découvert" et interviewé. Il m'avait impressionné par son perfectionnisme malgré son très jeune âge à l'époque.

Écrit par : Brissot | 16/01/2009

Les commentaires sont fermés.