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26/11/2008

Le bonheur en altitude

cervin.jpgA l'heure où la saison de ski pointe le bout de son flocon, le gourmet se trouve face à d'incroyables dilemmes: comment manger correctement en altitude? Comment ne pas payer un maximum pour une assiette réchauffée? L'exemple avec deux jours passés à Zermatt, du pire au meilleur.


Bon, c'est vrai que ça fait un peu frime, mais pendant que vous grelottiez en plaine, j'ai eu la chance de passer deux jours à Zermatt, sur un glacier enneigé et sous un beau soleil. D'accord, il faisait froid, vraiment froid, mais cela n'enlevait rien à la magie du moment, à la vue incroyable qu'on a tout là-haut.

Revenons à nos moutons. Premier lunch, direction Trockener Steg, à l'arrivée du téléphérique. Au premier étage, le self service. Comme j'étais en compagnie de gourmets chevronnés, pas d'hésitation, on file au deuxième, au Ristorante, comme ils disent dans le Haut-Valais... Un service débordé et à peine aimable. Tandis que les premiers recevaient un plat de pâtes à peine tièdes, les seconds attendaient, attendaient, attendaient. Près d'une heure pour obtenir des pizzas qui avaient elles-même patienté sous un quelconque réchaud, d'où une pâte ramollo et un fromage déjà regommé. Tout ça pour 25 balles pièce, boissons et service non compris (bon... pour le service, on a fait chiche, forcément).

Le lendemain, incursion en Italie, à Testa Grigia, au-dessus de Cervinia, soit à un coup de spatule du précédent. Au Rifugio Guide del Cervino, c'est l'inverse, resto au premier, self au deuxième. Vous l'avez compris, mes camarades préfèrent le resto. Le patron qui vous accueille lui-même, qui vous conseille. Des pâtes parfaites, des gnocchi au saumon, une polenta aux bolets (beaucoup de bolets), une minestrone à tomber, servis en dix minutes même pas. Les prix? Entre 10 et 13€. Et le patron qui vous offre le génépi ou la grappa avec le café. 

La morale de cette histoire? Le monopole n'est pas une raison suffisante pour se moquer du client. A Testa Grigia, 3479 mètres, ils réussissent à monter des bons produits, du savoir-faire et le sens de l'accueil sans que les prix prennent... de l'altitude. Il y a pas mal de restaurants au milieu des pistes qui pourraient s'en inspirer (si vous avez d'autres bons exemples à suivre, n'hésitez pas à nous en faire part ci-dessous, en cliquant sur "Commentaires")

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