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01/07/2008

Même le monde du vin vaudois change

crull.jpgL'Office des vins vaudois a la lenteur ancestrale des Vaudois, mais il finit par bouger. Et, quand il bouge, il ne fait pas les choses à moitié. Fin du traditionnel Jean-Louis au Comptoir, départ de son directeur, réduction de moitié de ses effectifs: la nouvelle est aussi explosive que l'attente avait été longue. Même si tout le monde savait sans savoir, supputait, relayait les rumeurs, la décision est courageuse. Sera-t-elle bénéfique pour les vins vaudois? Seul l'avenir le dira... pour reprendre la formule consacrée.


Neuf ans déjà que Robert Crüll, le directeur de l'Office des vins vaudois, ne parvenait pas à satisfaire l'ensemble de ses employeurs, à savoir les milieux viti-vinicoles du canton. Il faut dire que sa tâche n'était pas facile: vendre les vins vaudois, qu'est-ce que c'est? Quelles sont les priorités? Et quels vins vendre? Les spécialités qui commencent à foisonner (enfin!) dans le canton ou le chasselas traditionnel qu'aime encore une clientèle alémanique qui s'amenuise régulièrement?

Car il y a de tout dans le Pays de Vaud. Des grosses coopératives qui vendent au meilleur marché possible, histoire d'essayer de concurrencer les vins étrangers. Des caves régionales. Des petits producteurs. Des chasselas qualité litre. Des bons chasselas à prix moyens. Des chasselas de qualité à prix fort. Des spécialités locales et typiques, Plan-Robert, Servagnin, etc. Des spécialités mondialisées, type chardonnay ou cabernet. 

Faute de trancher sur ces questions stratégiques et marketing, l'OVV essayait de faire un peu de tout. De cultiver la tradition par le Jean-Louis ou le baptême des vins vaudois. De vendre la qualité et la diversité par des campagnes publicitaires. A force de faire tout, on ne fait rien bien. Et des acteurs commençaient à se poser des questions sur l'utilité de cet office centralisé.

En tranchant, le comité a répondu à certaines de ces questions. Plus question de jouer le folklore local pour un public local. Exit donc Jean-Louis ou baptême. Par contre, la clientèle alémanique garde selon lui un bon potentiel, et on va essayer de les séduire par des campagnes du pub ciblées. Etait-ce le bon choix? Nous ne pouvons le dire. Mais au moins il y a eu choix.

18:56 Publié dans Vins | Tags : vin vaudois, vaud | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

On ne comprend rien à votre article. Robert Crüll a-t-il démérité ou pas et ça on ne le sait pas? J'ai quand même l'impression que gérer l'OVV, c'est gérer des Mozart du vin et des bras cassés qui ne comprennent rien. En fait quel que soit le directeur il n'aura jamais carte blanche pour pousser les vins vaudois. C'est le système qui ne fonctionnera jamais. S'il y a 123 viticulteurs, il y a 123 chefs, donc c'est nul.

Écrit par : Thierry Cipière | 08/03/2009

Cher Thierry, effectivement la direction de l'OVV nécessite un fin diplomate pour pouvoir s'en sortir face à des employeurs aussi divers que des grands négociants, des coopératives et des petits encaveurs aux intérêts fort divers. Laissons donc quelques mois au nouveau secrétaire général pour faire ses preuves.

Écrit par : Dave | 23/03/2009

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