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14/12/2007

Fumer au resto?

Fumée au restaurantMon ami Marc, fumeur devant l'Eternel et au-delà, m'a dit l'autre soir: "Tu devrais faire un billet sur la fumée au resto, ce n'est bientôt plus possible..." Vaste question, cher Marc, sujet à polémique, les esprits s'enflamment (sic) quand on aborde la chose. Bon, de toutes façons, la nouvelle loi fédérale promet de régler tout ça en un tournemain. Si on résume: tous les restaurants seront non-fumeurs. Les patrons qui le veulent pourront faire la demande de conserver un espace fumeur, clairement séparé par des parois étanches.

La solution pour les clopeurs? Soit privilégier les restos qui offrent encore ce bocal à leurs clients, soit sortir sur le trottoir. Le reste de fumeur qui vit en moi est confronté au gastronome qui ne me quitte pas:

Côté gastronomie, il est vraiment difficile d'apprécier de grands plats quand leur odeur est couverte par la fumée des cigarettes voisines, ou pire des cigares. La simple notion de politesse aurait exigé que les fumeurs attendent le café pour s'en allumer une. Dans le simple bistrot, où la convivialité est la règle, il est vrai aussi que partager un verre sans pouvoir fumer gâche le plaisir de certains.

Mais reste le plaisir des 70% de Suisses qui ne fument pas et à qui les fumeurs ont imposé leur dictat pendant des décennies. Si ces derniers avaient su faire preuve de prévenance avant, peut-être qu'ils n'auraient pas ramassé sur le coin du nez une loi restrictive (malgré ses exceptions). Reste aussi la santé du personnel qui travaille dans les établissements publics, et pour qui une exposition à la fumée passive huit heures trente par jour était une obligation professionnelle.

11:28 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (25)

Commentaires

Je ne suis pas sûr du tout que l'initiative "Fumée passive et santé" sur laquelle les genevois vont voter en février permettent de conserver des zones fumeurs cloisonnées dans les restaurants.

Pouvez-vous sourcer votre affirmation ?

Écrit par : Dji | 14/12/2007

De nombreux pays en Europe ont maintenant adopté cette règle dans les restaurants. Au début, ça fait peur à de nombreux fumeurs, mais on s'habitue vite. AUjourd'hui je n'imagine plus que l'on fume dans un restaurant et je trouve personnelement que c'est une très bonne chose. Apprécier un plat avec de la fumée de cigarette, c'est pas vraiment compatible...
Cependant, cette loi a quelques effets pervers...il y a quelques jours, la presse annonçait une chute du chiffre d'affaire pour les restaurants du nord du pays (Belgique) suite à l'entrée en vigueur de cette loi...
Alors c'est quoi la solution? C'est jamais facile de contenter tout le monde...

Écrit par : Lola | 14/12/2007

Et si des sytèmes (comme ils en existent) étaient mis en place et permettaient à tout le monde de trouver satisfaction régleraient le problème?

Non, car le combat va au-delà du simple fait d'être dérangé par la fumée et de trouver des solutions. Et que même si on trouvait un moyen qui ne dérange personne, cela ne changerait rien. C'est un etat d'esprit qui lutte contre un autre.

Écrit par : DdDNews | 14/12/2007

DdDNews,

C'est pas faux ... heuu, oui mais non, mais vous voulez en venir où ?

Que c'est pas bien d'interdire ? Que les non-fumeurs sont des gros égoïstes qui font rien qu'à embêter les zentils fumeurs ?

Non, maintenant le jeu est terminé, les fumeurs peuvent continuer à se polluer les poumons mais vont devoir arrêter d'imposer leur vice cancérigène à tout le monde.

Et dire qu'on aura du attendre jusqu'en 2008 pour pouvoir rentrer boire un verre dans un établissement avec son enfant son remord ou sans devoir faire 10 bistrot pour trouver quelque chose de non enfumé.

C'est pas trop tot !

Écrit par : Dji | 14/12/2007

Fumeurs ou non-fumeurs, nous avons tous à gagner dans cette mesure. Peut-être la classe serait d'offrir des fumoirs (avec fauteuils en cuir, profonds et une vaste offre de produits made in Castroland et roulés sur la cuisse certifiée "moins de 18 ans d'âge" , au contraire du whisky )?
Et surtout interdit aux dames, bien sûr...
(Elles n'ont qu'à réclamer leur propre tea-room réservé à leur usage)-
Bonne soirée, Dji.

Écrit par : Géo | 14/12/2007

dans un restaurant qui était plein nous avons laissés une place à notre table pour un couple . A peine assis ils ont allumés une cigarette , je fais une relmarque que nous sommes en train de manger , la réponse si je ne suis pas content je dois changer de table . Les fumeurs on le resultat de leur comportement.

Écrit par : renaud | 14/12/2007

C'était probablement Dd...:
"C'est un etat d'esprit qui lutte contre un autre."

Écrit par : Géo | 14/12/2007

Les fumeurs manquent de respect envers les gens qui ne fument pas.

Quand j'allaitais mon fils dans un café (en hiver ou quand il pleuvait), mon bébé et moi nous retrouvions souvent dans un nuage de fumée, parce que le voisin - souvent arrivé après nous - ne pensait pas que cela nuisait et déplaisait à la maman et surtout au bébé.

Mais tout le monde trouvait cela normal. C'est plutôt moi, qui donnait à manger à mon bébé de la façon la plus naturelle (ayant bien couvert le sein, comme le font les Musulmanes), qui dérangeait dans ce café.

Depuis que je n'allaite plus, je n'ai plus besoin d'aller dans un café ou un restaurant. Comme le seul café non fumeurs de la région interdit les poussettes, je suis forcée de rester à la maison par temps mauvais ou froid.

Mais les mères qui allaitent et qui se soucient de la santé de leur enfant sont devenues rares. Alors, elles n'ont pas un lobby comme les fumeurs.

Écrit par : D.D. | 15/12/2007

Bible des mamans signée Laurence Pernoud, "J'attends un enfant", dans son édition 1973, conseillait aux mamans enceintes de continuer à fumer si tel était leur bon plaisir.
Bref, les temps changent. Fumer tue, c'est indéniable. L'affaire était moins nette quand l'espérance de vie s'élevait à 60 ans. Quand je vois tous ces parents se plaindre de l'effet nocif des cigarettes des autres sur leur progéniture puis les gaver ensuite de cheese burger et de céréales saturés de sucres, je me pose tout de même des questions. Aujourd'hui, aux Etats-Unis (et l'Europe semble suivre), la mal-bouffe - avec l'obésité - fait plus de ravages que le tabac. Seulement voilà: fumer témoigne d'un d'une dangereuse propension à l'hédonisme, mal vu en cette époque de politiquement correct. Pour l'heure, je comprends qu'on puisse interdire la cigarette dans les restaurants, tant il est vrai que les plaisirs du palais ne se concilient guère l'odeur de la fumée. Mais à trop vouloir préserver l'homme des risques de l'existence (eh oui, la vie consiste aussi à mourir), c'est un jour le vin qui sera interdit dans les restaurants.

Écrit par : Zorg | 17/12/2007

Vous n'êtes pas dans un bon jour, Zorg. C'est la bise qui vous aigrit et qui vous fait comparer le vin avec la cigarette au resto ? Boire du vin n'a jamais fait grimacer mon voisin...
Et puis, l'hédonisme du tabac...c'est peut-être aussi que cela fait tellement bien quand on arrête ?

Écrit par : Géo | 17/12/2007

C'est depuis que j'ai arrêté de fumer, Géo. Non, je rigole. Effectivement, sauf à débiter des aneries à haute voix, les effets de l'alcool sont moins "sensibles" pour les tables voisines. Ce qui me dérange un peu dans ce discours d'interdiction (et, une fois encore, je précise que l'interdiction dans les restaurants ne me semble pas injustifiable), c'est cette volonté d'aseptiser l'existence.

Écrit par : Zorg | 17/12/2007

Je partage complétement votre appréhension mais à vrai dire, pour la Suisse, cela parait inéluctable : trop nombreux et trop riches...

Écrit par : Géo | 17/12/2007

Vous avez tout faux ! En Italie, où il est interdit de fumer depuis longtemps... les restos sont pleins à craquer ! les restos à Genève, le soir sont tristes à mourir.... Ce qui serait grave ce serait de mettre en concurrence les locaux fumeurs contre non-fumeurs ! Je vous signale que depuis la lutte contre le tabac en Italie, en 2005 il y a eu 30% de crises cardiaques de moins !!! Ce ne serait pas mal, pour nos primes d'assurances, n'est-ce-pas ?

Écrit par : Genevois | 19/12/2007

Petite photo de circonstance, Sarko au boulot :

http://api.ning.com/files/JDIWbLm7vA171dNX1ndldX6r4vX9xPzCMI6Zx3mmBk4_/sarko_cig.jpg

Forum :

http://barfumeur.ning.com/

Écrit par : a75 | 05/01/2008

Cela a commencé par les avions. Les Américains ont imposé sur les vols qui arrivaient chez eux que les avions soient non fumeur. Les compagnies aériennes ont suivi le mouvement et imposé cela sur tous les vols. Puis, cela a été au tour des Mac Donald en France, qui avaient tous une zone fumeur et non fumeur et qui les ont supprimées. Ensuite, le train après être passé de fumeur partout à fumeur dans une seule voiture, a supprimé totalement la cigarette. L'entreprise a suivi et aujourd'hui tous les lieux publics, bars, restaurants, boîtes de nuit, bar à chicha, magasins, etc.
Que la cigarette soit mauvaise pour la santé c'est certain, qu'un environnement fumeur soit mauvais pour la santé c'est aussi certain.
C'est pourquoi, pour un fumeur, être gêné dans un avion ou un train pouvait être à peu près supportable.
Mais le fumeur a aussi le droit d'avoir une vie normale. C’est-à-dire de pouvoir sortir dans un bar, restaurant, boîte de nuit, sans être un pestiféré et se retrouver à 30 dehors en train de fumer. La situation devient complètement absurde, lorsqu'on va dans un bar où la majorité des clients fumeurs (et souvent alcooliques) se retrouvent sur le trottoir. Le bar est vide (aucun non-fumeur) le bar est dehors sur le trottoir...
En Espagne, le gouvernement a choisi la souplesse, le client peut choisir entre un bar non-fumeur et un bar fumeur. On nous dit les familles vont pouvoir aller dans les bars et les restaurants. C'est très bien que les familles y aillent, mais qu'elles laissent aussi le droit aux autres d'y aller.
C'est pourquoi, nous souhaitons des lieux fumeurs, pour nous aussi avoir le droit à la convivialité. Où est la convivialité lorsqu'on doit arrêter une conversation qui devenait intéressante et sortir toutes les 20 minutes dehors, regarder les gens passer dans la rue.
En France, nous avons un réseau de 31 000 bars tabac. Le café bar est une spécificité tout à fait française. Cette spécificité française risque de disparaître très vite, si cette loi est maintenue en l'état. Les bars tabac vont devenir des drugstores. Un concept ? Américain...
Qui va dans les boîtes de nuit ? Des familles avec enfant ? Non des jeunes, à 40 % fumeurs.
Sous couvert de culpabilité le fumeur accepte tout. Mais il a tort. Lui aussi a le droit de sortir de chez lui et d'avoir une vie sociale. En plus, la suite de la guerre anti-fumeurs, c'est ce qui se passe actuellement aux États-Unis et au Canada : dans certaines régions interdiction de fumer dehors, interdiction de fumer chez soi, interdiction de fumer dans sa voiture, sanctions touchant les soins de santé, etc. La question n'est plus "vous nous enfumez", le sujet est "on vous interdit de fumer où que ce soit." C'est pourquoi, il est urgent de réagir de s'unir et d'exiger des lieux fumeurs pour que les fumeurs, eux aussi, soient respectés.
Là où les non-fumeurs se trompent, c'est qu'ils ne comprennent pas qu'eux aussi pourront se retrouver dans le clan des pestiférés. Si demain une loi passe qui interdit un de leur vice, ils deviendront eux aussi les moutons noirs, qui doivent rester chez eux. Pour supprimer le lien social c'est très efficace. Travail, famille, patrie, boulot, dodo, conso.
Je bois, je fume, je me drogue et souhaite continuer jusqu'à la fin de mes jours. Pourquoi ? Parce que ces trois éléments permettent de rendre la vie moins triste. Pourquoi une majorité bien-pensante va m'imposer ses manières de voir ? Si certains aiment boire de l'eau et ne faire aucun excès dans leur vie, c'est leur vision de la vie, qu'ils ne me l'imposent pas.
Dans une société où les comportements seront complètement normalisés, l'homme devenant une sorte de robot qui exécute des ordres, pourront nous voir encore apparaître : Vincent van Gogh, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, Céline, Charles Bukowski, Jean Cocteau, Beaudelaire, Paul Verlaine, Charlie Parker, André Malraux, William Burroughs, Françoise Sagan ?
Ce décret (donc sans vote) qui vient de rentrer en application est un pas de plus dans la direction de l'hygiénisme. Mais nous ne sommes pas américains, ni suisse, ni hongrois...

Citation :
Pierre Zaoui
"Une politique de santé responsable est d’abord une politique de prévention, de prophylaxie. On parle même aujourd’hui de médecine prédictive à venir, une médecine qui permettrait de prévoir les maladies pour mieux les éradiquer. Nul ne peut être en désaccord avec cette idée, la plus simple, la plus rationnelle, la plus efficace pour diminuer les dépenses de santé. Il est plus rationnel de se laver les mains que d’attraper le choléra. Et l’on est même en droit de s’en prendre à l’État quand celui-ci déroge à ce premier principe de santé publique, comme aux débuts de l’épidémie du sida.

Un seul problème toutefois : la politique du « tout préventif », cela s’appelle, depuis le XVIIIe siècle, l’hygiénisme, et l’idéal hygiéniste est un monde pur, aseptisé, propre, sain de corps et d’esprit, en bref un monde sans vices, c’est-à-dire un monde de pur cauchemar, parfaitement invivable, où il n’est plus besoin d’avoir la peste pour être traité comme un pestiféré. Regardez le sort des pauvres fumeurs américains. Mais déjà en France, on ne fume plus de cigarettes mais des « nuit gravement » ; on ne mange plus de sandwichs mais du cholestérol et des graisses sursaturées ; on ne boit plus d’alcool, on se prépare une cirrhose ; on ne baise plus, on joue stupidement avec sa vie. C’est assez embêtant ce non-choix qu’on nous propose entre le risque idiot et le cauchemar, et c’est déjà une vieille histoire. Hygiénisme et libéralisme forment la double impasse des politiques de santé. D’une part, en effet, comme disent les psychanalystes, l’absence de troubles physiques et psychiques est peut-être la santé, mais ce n’est pas la vie ; d’autre part il n’y a pas de politique de santé sans idée de soin (et de prendre soin avant de soigner). Les États qui ne font aucune prévention sont des États parfaitement irresponsables, et parfois criminels.

Les États hygiénistes nous ouvrent les portes d’un enfer invivable et de surcroît hypocrite, parce qu’évidemment l’hygiénisme, ça ne marche pas, sauf pour la vitrine. Par-derrière, c’est soit la répression, c’est-à-dire l’enfermement ou l’exclusion de tous les déviants (la chasse aux pauvres, la chasse aux drogués, la chasse aux fous) ; soit le contrôle, c’est-à-dire la pathologisation renversée (« vous buvez, parce que vous êtes malades ») et la culpabilisation permanente des déviants (« vous trouez la Sécu ! »). Ainsi, on sent bien qu’on ne saurait s’en tirer par un savant débat entre politique de répression et de contrôle d’un côté (la santé est le premier problème de l’État) et politique parfaitement libérale de l’autre (la santé n’est qu’affaire privée). Le vilain couple hygiénisme- libéralisme a au moins cette vertu (toute négative) de montrer par le fait que la distinction vie privée-vie publique ne fonctionne pas du tout pour penser ce que pourrait être une « bonne » politique de santé.

En revanche, il est bon parfois de se laisser aller à rêver d’une politique de prévention où l’État essaierait de prendre la tangente par rapport à sa double figure de père Fouettard et de mère couveuse. Au moins, au lieu d’une insupportable édification des citoyens, on aurait alors des slogans plus énigmatiques, plus respectueux des choix de chacun et peut-être plus efficaces. Exemples entendus par-ci, par-là : « L’éthylo-tabagisme n’est pas un métier d’avenir » ; « Les accidents ne sont pas des événements » ; « Il n’y a aucune raison de devenir séropositif » ; « La drogue donne du plaisir mais ne règle aucun problème » ; « La mort est la chose la plus banale du monde » ; « Il peut être aussi agréable d’avoir faim que de manger » ; « Tous les fantasmes n’ont pas besoin d’être réalisés » ; « Aimer la santé n’est pas un devoir qui s’impose, mais une joie qui s’apprend » ; « Il y a un gras qui est bon, on l’appelle le bon gras »... Un État faible et fraternel dans une société d’adultes : oui, on a le droit de rêver."

Écrit par : Doktor Glub | 06/01/2008

Bon, et sans tomber dans l'idéologie, il existe à Martigny une sorte de temple de la fondue qui s'appelle "la Tour". Des flopées de gens y viennent juste pour cette spécialité qui a la particularité d'être plutôt odorante. Le patron a donc fait monter un système d'aération en conséquence. Quelqu'un peut fumer à la table d'à côté, vous ne le sentez même pas.
Mais ce genre de solutions n'est pas à la mode chez les écolo-technocrates au pouvoir dans nos pays...

Écrit par : Géo | 06/01/2008

Je suis vraiment très content. Pas vous ?
Je peux plus sortir de chez moi. C'est zone non-fumeur partout.
Sauf dans la rue pour quelques mois encore.
Alors, je reste chez moi à regarder une télévision moisie.
Douce France, cher pays de mon enfance.
Je me souviens plus jeune, j'allais au Palace, au Rex, on se marrait pas mal, c'était en 1979.
Un autre siècle.
Maintenant, je suis en résidence surveillée.
Chez moi, au bureau. Ah non, parfois je vais chez des amis qui tolèrent (trop sympa) les fumeurs.
68 euros pour fumer dans un bar ce n’est pas cher finalement. Je vais peut-être tenter ma chance.
Je ne te le conseille pas.
On aura bientôt un permis à point, comme pour la voiture.
Tu fumes deux fois dans un endroit non-fumeur, moins six points.
Quand t'as perdu tes douze points, tu peux plus rentrer dans les bars.
C'est super convivial, on se fait plein de nouveaux amis.
Douce France, cher pays de mon enfance.
Et tout cela pour quoi ?
Parce que tu mets en danger la vie des gens qui ne fument pas.
Tu ne te rends pas compte, tu es un vrai criminel avec ta cigarette !
Certains parlent de 5 000 morts par an du "tabagisme passif".
Alors faut faire baisser les chiffres, passer à 3 000.
Ah oui les chiffres ! Tout jeune déjà je ne les aimais pas trop.
Les chiffres c'est important !
En somme, je suis une statistique et pas grand-chose de plus.
C'est ça, et si tu peux fermer ta gueule et bouffer de la télé tranquille, sans emmerder les familles qui veulent aller dans les bars, boire du Coca-cola, on sera content.
Mais tu vois, on ne t'interdit pas de fumer, bien au contraire.
On sait qu'interdire serait inefficace. L'exemple de la prohibition américaine l'a montré.
La prohibition ? C'était quelles années déjà ?
Tu fais des raccourcis stupides, cela n'a rien à voir.
En fait, on ne t'interdit pas de fumer, on t'interdit juste de fumer, si tu sors de chez toi.
Tu vois c'est très différent !
Tu peux très bien aller t'amuser dans les bars, mais cela sera sans cigarette.
Alors finalement, ce n’est pas grand-chose.
C'est vrai que pour un fumeur de 40 cigarettes pas jour, c'est d'un facile.
Je ne comprends pas pourquoi je m'énerve.
De toutes les façons, s'amuser c'est inutile.
Enfin, disons plutôt : ce n'est pas très rentable, quoique c'est nécessaire pour lutter contre le stress.
D'ailleurs, on a quelques projets pour la suite, parce que comme tu le sais, sans doute, tant que cela passe, on continuera.
Par exemple, Les accidents de la route cela coûte encore très cher, malgré toutes nos lois. Alors qu'est-ce qu'on fait ?
On peut faire plus que le permis à point, les radars automatiques, l'interdiction de l'alcool, la ceinture de sécurité obligatoire ?
Bien sûr, on met toutes les voitures sur GPS, avec des détecteurs sur la route et on supprime le volant, tu veux aller quelque part tu tapes sur le clavier de l'ordinateur.
Et pour se garer ?
Ca sera pour plus tard. Par contre c'est très intéressant pour toi, parce que tu es moins dangereux et que ton assurance baisse.
Les chiffres toujours les chiffres...
Tu sais que la première cause de mortalité en France sont les maladies cardio-vasculaires ?
Là, on veut faire plus fort, on veut passer à 80 000 au lieu de 160 000 morts par an.
Satané chiffre.
Toujours plus, c'est la logique de la machine.
Alors l'idée, c'est qu'on implante une puce sur les gens qui nous permet de savoir ce qu'ils font : ce qu'ils mangent, quand ils pissent, ce qu'ils boivent, s'ils baisent, s'ils sont stressés, etc.
Mais les gens n'accepteront pas !
Tu es stupide ou quoi, c'est comme la cigarette, il faut bien amener la chose.
Tu expliques que c'est très positif, c'est un projet de santé, qui permettra aux gens d'être mieux soignés par leur médecin.
En cas d'accident dans la rue, grâce à la puce on pourra tout savoir sur toi.
Et c'est tout ?
Non, tu es bête. La délinquance, les violences physiques, c'est empoisonnant.
On a déjà les caméras de vidéo surveillance, la délation, la prison.
Tout ça c'est ringard, on a beaucoup mieux.
Au lieu d'aller en prison, grâce à la puce que l'on t'a greffé dans le corps, on t'envoie une dose de calmant dès que t'essayes d'être agressif.
On réduit de 50 % le nombre de gens en prison et de 70 % les agressions physiques. C'est pas beau ?
Génial ! Mais pourquoi cela va si vite ? Pourquoi les gens ne réagissent pas ?
La télévision ! C'est la première fois que l'on dispose d'un tel outil pour façonner les consciences.

Écrit par : Doktor Glub | 08/01/2008

Doktor Glub: vous vous plaignez de devoir vous cloîtrer chez vous parce que vous ne pouvez plus fumer au bistrot en France. Mais vous rendez-vous compte du nombre de non-fumeurs qui restent cloîtrés chez eux, qui reçoivent leur amis chez eux plutôt que d'aller au bistrot, parce qu'il ne veulent pas être contraints d'avaler la fumée d'autrui? Qu'ils ne veulent pas avoir les cheveux et les habits qui empestent?

Vous êtes libre de fumer chez vous, vous pouvez même fumer le cigare dans votre lit, le narguilé dans votre salle de bains, vous pouvez sniffer de la coke et sauter du 10ème étage si ça vous chante, tant que vous n'emmerdez pas les autres et que vous ne les obligez pas à partager votre vice avec vous.

D'ailleurs, pourquoi est-il si impossible de boire un verre et d'apprécier un conversation sans ce nuage de fumée? Vous rendez-vous compte à quel point vous êtes esclave de la cigarette? C'est pire que de devoir pointer à l'usine, parce qu'avec la cigarette, vous pointez 20 ou 40 fois par jour! Quelle merveilleuse liberté!

Écrit par : Babouchka | 08/01/2008

Hygiénisme législatif et déclin du droit
Frank van Dun
(extraits)

Le phénomène de l'hygiénisme législatif comprend un certain discours public de la part des autorités politiques et académiques, des médias et des activistes de divers mouvements. Ce discours fournit une sorte de légitimité et de respectabilité aux lois et aux mesures fiscales et administratives que les programmes hygiénistes préconisent.

Ces lois et ces mesures, aussi onéreuses et paternalistes qu'elles soient, sont néanmoins présentées comme des moyens pour rendre plus efficaces la défense et la protection des droits des individus. Elles ont certainement des répercussions sur la liberté et la vie privée des individus, mais la plus grande partie de leurs actions vise des organisations - les industries, les entreprises commerciales, les écoles, les hôpitaux, les clubs sportifs, les communes, etc. Par conséquent elles n'impliquent pas à première vue de mesures répressives contre "l'individu". Notez cependant que dans ce contexte, le mot 'individu' n'indique pas l'être humain réel et entier. Elle indique plutôt cette abstraction qu'on nomme aussi 'la personne privée', c’est-à-dire l'être humain en tant que consommateur, jouissant de ses loisirs dans un petit coin du monde protégé par son soi-disant "droit à une vie privée".

Les mouvements hygiénistes se vantent de leur respect pour cet individu abstrait. De plus, ce respect affiché semble pour une bonne partie de l'opinion publique une raison suffisante pour accepter l'image libérale et émancipatrice que projette le nouvel hygiénisme. Celui-ci se présente volontiers comme le protecteur des faibles contre les forces obscures du marché et de l'industrie, mais aussi comme éducateur et guide paternaliste qui protège les gens contre leurs propres faiblesses et ce faisant les rend plus libres, plus capables de vivre en dignité.

Cette perception assez commune de l'hygiénisme contemporain, je ne la partage pas. Elle repose, il me semble, sur des conceptions de la vie en société, du droit et des droits de l'homme et du libéralisme qui me paraissent fausses et dangereuses. Fausses, parce qu'elles impliquent une confusion de la réalité de la vie avec la rhétorique (les images projetées par les médias et les modèles abstraits et formels de la science sociale moderne). Dangereuses, parce qu'elles cachent les coûts économiques et surtout politiques des actions en mettant en relief seulement les intentions et presque jamais les conséquences.

Quoi qu'il en soit de leurs intentions émancipatrices, il n'y a pas de doute que l'hygiénisme contemporain porte atteinte à la liberté. Pour se protéger contre les dangers de la vie et les forces soi-disant obscures de l'industrie et du commerce, le citoyen, censé être incapable de juger pour lui-même, doit se placer sous la tutelle de l'État - ou plutôt, sous la tutelle d'une pléiade d'experts et de bureaucrates, qui opèrent avec un pouvoir largement discrétionnaire en mettant en vigueur leurs petites théories préférées.

L'effet cumulatif de toutes ces campagnes a été la mise en place d'un système impressionnant de contrôles, de contraintes et de police qui affecte le mode de vie et les conditions de travail d'un très grand nombre de gens.

Et ce n'est pas fini. Sans doute le succès de ces campagnes stimulera d'autres groupes qui piaffent en coulisses pour imposer leur règle d'or à la population. Même si cela n'est pas le cas, il est à craindre que ces systèmes de contrôle et de contraintes développent leur propre dynamique en multipliant leurs programmes, en élargissant leur domaine d'action et en créant un nombre croissant de groupes de pression, de clients et de fournisseurs, d'experts dans l'administration et dans le monde universitaire. On peut s'attendre à l'apparition de nouvelles disciplines et instituts soi-disant scientifiques dont la raison d'être est principalement de fournir des arguments pour maintenir et élargir les programmes et les budgets de leurs patrons.

C'est une perspective effrayante, même si, comme nous l'assurent les porte-parole de ces mouvements, toutes ces activités n'ont pour but que de protéger et d'aider les individus. La perspective est d'autant plus effrayante qu'il s'agit ici d'institutions dont les pouvoirs resteront en place, n'importe qui déterminera un jour leurs priorités politiques.

Bien sûr, ces considérations, qui visent le long terme, n'ont pas de place dans le climat intellectuel dans lequel la mentalité hygiéniste a ses racines. Celui-ci n'admet que des discussions sur les intentions et les effets des actions sur des problèmes isolés. Il n'admet pas les discussions sur la synergie des causes et des effets dans l'ensemble de la société. C'est là une synergie qui dépasse les bornes des disciplines spécialisées et donc le porteur de la vision des experts monomaniaques.

C'est cette absence de souci pour l'ordre réel de la société, c’est-à-dire pour le droit, qui me paraît l'aspect le plus dangereux de la mentalité hygiéniste. Les succès des diverses campagnes législatives et régulatrices, qui sont en effet des tentatives d'imposer un certain style de vie, montrent combien est avancée l'érosion de l'idée de l'État de droit. Cette idée implique que l'État à sa raison d'être dans l'accomplissement de la justice, qui est le respect du droit. L'hygiénisme législatif s'inscrit justement dans ce long déclin de la conscience politique du droit, qui a permis à tant de groupes de mettre les pouvoirs publics au service de leurs intérêts particuliers.

Le déclin de la conscience politique du droit se manifeste dans l'attitude des gens pour qui la fin justifie les moyens, même les moyens politiques comme la contrainte, la police et la fiscalité. Cette attitude s'exprime par la conviction que "ce qui me paraît bon devrait être rendu obligatoire (ou au moins subventionné); ce qui me paraît mal devrait être défendu (ou au moins taxé)".

Cette attitude est le symptôme d'un mépris profond pour le droit et à l'égard de toutes les valeurs qui s'y rattachent: sur le plan moral, le respect des autres, le respect de soi-même et le sens de la justice, et sur le plan intellectuel, le sens de la réalité, c’est-à-dire de la priorité de l'objet - le monde, l'homme, la société - par rapport à sa représentation subjective ou formelle. Je parle ici de la priorité des choses par rapport aux mots, des faits par rapport aux discours, de la vie vécue par rapport aux modèles et simulations symboliques.

Le renversement de cette priorité est chose courante dans notre culture rhétorique. C'est la culture que représentent les médias et les politiciens, les professeurs, les intellectuels et les experts qui fournissent la plus grande partie de ce que les médias communiquent: les slogans, les bonnes intentions, les statistiques, les définitions de problèmes, les analyses instantanées, les solutions, qui pour la plupart me rappellent le commentaire ironique du journaliste américain H. L. Mencken: "Pour tout problème complexe, il y a une solution qui est simple, directe et fausse."

La culture rhétorique, on la trouve aussi dans les grandes bureaucraties et les grandes entreprises, ce monde de "projets", de "reportages", de "stratégies" et de "modèles d'actions", où l'impression qu'on fait sur l'audience rassemblée autour de la table compte pour plus que les effets réels de ce qu'on propose. C'est le monde ou il est rare que quelqu'un soit confronté de façon directe avec les conséquences des propositions et des décisions auxquelles il a contribué. C'est le monde où les structures complexes des grandes organisations, leurs décisions collectives et leurs consultations d'experts externes, diminuent et masquent toute responsabilité personnelle des individus.

C'est ce qui se passe, selon Aristote, dans une démocratie dépérissante. Là les majorités fortuites placent leurs décrets au-dessus du droit, pour réaliser ainsi leurs objectifs actuels au détriment d'autres personnes. Ils considèrent la société comme un domaine privé dont ils peuvent disposer, dans les marges du possible, selon leur bon vouloir. Ils privatisent ainsi l'activité politique, qui perd son caractère public et devient tyrannique.

Le dépérissement de la démocratie, Aristote l'attribue aux actions des démagogues. Ceux-ci manipulent l'opinion publique, ils sont les vrais maîtres qui agissent en coulisse, tout comme dans une monarchie malade, courtisans et courtisanes règnent à la place du roi. Il me paraît clair que les démagogues n'ont pas une chance dans une société où la conscience politique du droit est vigoureuse et anime l'opération des institutions publiques.

Il est difficile de nier le caractère démagogique des campagnes hygiénistes, qui est parfois admis par leurs porte-parole eux-mêmes. Notons simplement que "la science" dont elles se réclament est souvent d'une qualité pitoyable, incontrôlable et en tout cas ouverte à des interprétations divergentes, que les meneurs de ces campagnes restent souvent dans les coulisses de la bureaucratie nationale ou internationale ou dans le labyrinthe des instituts, des lobbies et des réseaux de propagande et de pression qui entourent les processus de la législation et de l'administration dans le monde contemporain.

Voilà le contraste fondamental entre la conception du libéralisme classique qui se réclame du droit naturel et la conception du soi-disant libéralisme américain de nos jours, dont l'hygiénisme législatif est une manifestation spectaculaire. Le libéralisme classique affirme le droit de l'homme à la liberté; le libéralisme à l'américaine affirme le droit à une existence libérée, c'est-à-dire libérée de tout risque de frustration. Il est évident que d'après cette conception "libératoire" le nombre de "droits" doit être infini. C'est une conception vraiment utopique des droits de l'homme.

L'idée de l'État de droit implique que les principes de droit devraient aussi régir la vie politique, et en particulier l'action des autorités. La pratique des États actuels et des autorités internationales de plus en plus nombreuses est trop souvent différente. Sous le prétexte de gérer la société, ces autorités promulguent des restrictions et des réglementations contraignantes qui affectent la liberté, le travail et la vie même des gens - et tout cela sans preuve que ceux-ci se soient rendus coupables d'une violation du droit d'une autre personne ou qu'ils présentent un danger réel pour les autres. C'est une pratique arbitraire et tyrannique. C'est la pratique que nous retrouvons dans l'hygiénisme législatif.

L'hygiénisme législatif est un symptôme d'une défaillance des institutions conçues à l'origine pour un État de droit. Depuis longtemps déjà, celles-ci n'ont plus égard à l'ordre naturel du droit.

L'explication de cette perte de conscience politique du droit, je la trouve dans une façon de penser qui ne s'oriente plus vers la réalité concrète et objective, mais vers les phénomènes subjectifs et leurs représentations formelles. C'est la culture rhétorique des mots, des statistiques et des modèles. Cette culture présuppose un monde où tout est négociable, où les droits ne sont que revendications approuvées dans un processus de négociations et de compromis. La politique qu'elle inspire est une politique de gestion de la société, une politique qui me semble néfaste pour la justice et la liberté, parce qu'elle détourne une grande partie des énergies vers le pouvoir sur la vie et les possessions des hommes, tout en démantelant les structures de responsabilité personnelle.

Écrit par : Doktor Glub | 10/01/2008

Docteur Glub, ce sont de talentueux anarchistes comme vous qui me font encore espérer du beau, du bon et du bien de la part de la société humaine.

Écrit par : Rabbit | 10/01/2008

Bonjour,

Merci pour les compliments.
Juste une précision je ne suis pas anarchiste, juste français : Liberté, égalité, fraternité (et vérité)

Écrit par : Doktor Glub | 13/01/2008

L’étude publiée par la European Respiratory Society ” 10 raisons pour une Europe sans tabac” dont parle le professeur Molimard révèle plus clairement encore le mensonge du tabagisme passif. Cette étude énonce que le nombre de victime du tabagisme passif est de 1114 (non-fumeurs) mais elle ajoute que 1007 sont victimes à leur domicile privé (ce qui correspond au presque consensus des medecins et scientifiques selon lesquels 90% des victimes du tabagisme passif le sont à domicile). Elle conclut que 107 non-fumeurs sont victimes du tabagisme passif sur leur lieu de travail dont 6 ! dans les lieux de convivialité.

Écrit par : Doktor Glub | 15/01/2008

Pendant qu'on évite 6 morts en mettant 15 millions de fumeurs pour des raisons bidons, on peut se demander si le gouvernement est vraiment indépendant de toute action de lobbying des laboratoires pharmaceutiques.

Chaque année en France, les maladies iatrogènes, c’est-à-dire provoquées par les médicaments, sont responsable de 5% à 10% de la totalité des hospitalisations soit 140 000 par an dont plus de 13 000 décès. C’est beaucoup plus que les accidents de la route (dont d’ailleurs de 8 à 15% seraient dus à la prise de médicaments : la prise d’un somnifère équivaut par exemple, dix heures plus tard, à un taux d’alcoolémie de 0,5/0,8 gramme) mais qui s’en préoccupe ?

Pas le gouvernement en tout cas qui vient de relayer aux oubliettes, à partir de la rentrée prochaine, l’enseignement sur les risques médicamenteux . « La moitié de ces accidents médicamenteux est évitable, mais il faut apprendre aux médecins à mieux prescrire » souligne pourtant Patrice Queneau, professeur en thérapeutique au CHU de Saint-Etienne et membre de l’Académie nationale de médecine.

Mais peut-être conviendrait-il de s’interroger, avant tout, sur la spécificité nationale qui fait de nous les champions d’Europe de la consommation de médicaments : en moyenne, cinquante boites ou flacons par an et par habitant ! Cela fait une boîte de médicaments par semaine, soit deux ou trois fois plus que nos voisins européens ! Deux fois plus par exemple que les Italiens qui ont pourtant, une espérance de vie supérieure à la nôtre ! Passé 75 ans, les Français prendraient même 5 à 6 médicaments différents par jour ! Pas étonnant que ce soit ensuite l’hécatombe… même s’il sera plus aisé d’accuser la canicule…

Mais pourquoi une telle surconsommation ? Le facteur principal tient à la puissance des lobbies pharmaceutiques en France et au fait qu’ils verrouillent la formation des médecins. La contribution publique à la formation continue des médecins ne s’élève en effet qu’à 70 millions d’euros par an, contre 300 à 600 millions d’euros côté labos !

Votre santé nous intéresse...

Écrit par : Doktor Glub | 15/01/2008

"Quand les multinationales font de la politique"

Pour ceux qui souhaitent savoir comment les multinationales pharmaceutiques imposent à l'Europe entière des politiques de santé publique totalement absurdes en matière de tabac :

L'interview de Robert Molinard, professeur honoraire de physiologie et coordinateur du DIU de Tabacologie à la Faculté de Médecine Paris-Sud, est disponible ici :
http://www.doktorglub.com/dotclear/index.php

Merci de faire circuler ce lien autour de vous.

Écrit par : Doktor Glub | 28/01/2008

Dji, je disais juste que même dans le cas où la fumée ne dérange personne, certains continuerai à la combattre de ces milieu puisque le lutte de la cigarette va au-delà de la "simple" santé et du dérangement personnel.

Interdire quelque chose à des endroits où cela ne dérange personne est à mon avis des interdictios qui dépassent de très loin la liberté de ne pas être enfumer et dérangé (puisque dans ces cas elle ne dérange personne).

Et utiliser des lois pour construire son idéal parce qu'incapable de laisser les gens vivre comme il veule (est à mes yeux il est vrai) complètement intolérant.

Personnellement je suis pour autoriser les restaurant fumeurs (pour ceux qui veulent) et que des restaurateurs ouvrent des établissementz non fumeur.

On dit que la Suisse a toujours du retard mais c'est faux. Aujourd'hui il y a des établissements qui prennent la volonter personnel de devenir non fumeur et ce, sans loi qui les y obliges. Je dirais plutot que l'on a de l'avance sur le reste de l'europe. Que nous apprenons à vivre avec notre temps, que nous n'avons pas besoin de loi qui force tout le monde é faire d'une manière parce que nous pouvons trouver des solutions qui peuvent arranger tout le monde.

Écrit par : DdDNews | 06/02/2008

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