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02/07/2007

Un samedi soir à Vouvry

LAuberge de VouvryCela faisait longtemps que nous n'étions pas allés à l'Auberge de Vouvry. On a réparé l'erreur samedi, accueillis par l'immense gentillesse de Martial et Marie-Claire Braendle. Voilà un couple qu'on dirait sans histoire, qui gère la maison familiale depuis si longtemps, sans faire de vagues. La maison familiale? Une brasserie à droite, qui offre une cuisine soignée à prix tout doux. Un gastro à gauche, où le chef offre le meilleur de sa grande technique. Quelques chambres toutes simples au-dessus, à des tarifs plancher. L'endroit est un peu à l'écart des grandes routes. Les Braendle ne sont pas du genre à rouler des mécaniques. Alors on en parle peu. C'est dommage. Peut-être que ce n'est pas là que vous trouverez des inventions que vous pourrez raconter au café le lendemain pour faire le malin. C'est vrai aussi que Martial ne passe pas souvent dans les magazines. Mais c'est un vrai artisan, perfectionniste, qui recherche le plaisir de ses clients avant sa gloriole personnelle.

Mille-feuilles de grenouilles et panaisVoilà donc un restaurant où vous êtes accueillis. Au propre comme au figuré. On va s'occuper de vous, tout en gentillesse, avec un brin d'humour si vous êtes disposés à l'entendre. Après, les assiettes suivront, impeccables tant au niveau des produits qu'à celui des cuissons. Parce que l'artisan connaît son métier. Parce qu'il n'y a pas mille fioritures autour pour camoufler. Les grenouilles se marient au panais dans un mille-feuilles que seul la purée de cresson habille (voir photo). Les ris de veau, rôtis comme il faut, ont juste le parfum de l'estragon. Et les fleurs de courgette sont farcies simplement aux chanterelles. Il n'y a pas besoin de plus...

Aiguillette de poulardes aux épices et mangueMartial est le roi du poisson. Comme ces minifilets de perche qu'il était tout fier de servir l'autre soir. Ou comme cette féra parfaitement cuite avec juste une petite sauce mousseuse aux épices. L'aiguillette de poularde était parfaite, tendre à souhait, avec juste un petit jus aux épices et à la mangue (voir photo).
Vous l'aurez compris, on a passé une bonne soirée, d'autant que la carte des vins est riche à souhait de produits locaux ou français d'exception. Et que le rapport qualité/prix permet de se laisser aller sans devoir manger des pâtes tout le reste du mois.

Moi, cette constance m'épate. Réussir à tenir une maison aussi longtemps, aussi bien, avec autant d'énergie, ça force toujours mon respect face aux chefs. Il faut donc les soutenir, ne pas aller manger que chez le dernier qui est à la mode. Courrez donc chez Martial! C'est loin, Vouvry, me direz-vous? Il y a des chambres, on vous l'a dit, bande de distraits!

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