29/06/2007

Un vigneron très rapide

Fred Blondel et ses vinsIl a eu fin nez, Fred Blondel. Ce vigneron de Cully (3e génération de la maison) a voulu repenser l’identité visuelle en prévision de la décision de l’Unesco sur le classement du vignoble vaudois dans le Patrimoine mondial. Et hier déjà, ce petit vigneron-encaveur (4 ha de cultures) présentait une collection au design original. Dans un carton savamment ajouré, les six lettres de Lavaux se succèdent sur les six bouteilles présentées. Aucune mention de l’Unesco ou de la notion de patrimoine, mais le rapport est évident. D’autant que le jeune vigneron et son épouse Fabienne ont également créé un site Internet pour promouvoir leur production, à l’adresse www..vinsdelavaux.ch. Une adresse que lui envieront certains de ses confrères de la région. Et dans les bouteilles? Cette année, un très beau chasselas élevé sur lie, d’une belle intensité (99 fr. le carton).
D’autres vignerons avaient déjà anticipé la décision mondiale. Nicolas Pittet et Pierre-Alain Dutoit, à Aran et Saint-Saphorin, avaient créé un «Lavaux, patrimoine mondial» qui avait fait rugir certains producteurs de la région…

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22/06/2007

Un Nomade qui reste en place

Le Nomade, à LausanneIl est tout nouveau, il a fait parler de lui, on y est donc allés, Jean-François et moi, pour voir de quoi il retournait. Lui, c'est Le Nomade, le successeur du défunt Louis au Flon, à Lausanne. On vous rappelle l'histoire détaillée dans un précédent billet: le bar à vins du rez marchait du feu de Dieu, mais le gastro du 1er plombait les comptes.

Repris par Reto de Mercurio, le rez-de-chaussée n'a pas changé fondamentalement une recette qui gagne. Une belle série de vins ouverts (entre 5 fr. 50 et 10 fr.), qui voyage en Suisse et dans le monde. Des assiettes tendances, vaguement fusion mais pas trop. Une terrasse au coeur du Flon. Une déco tendance design. Ca a ouvert lundi, et ça a déjà l'air de marcher, à voir la clientèle.

Côté vins, on l'a dit, c'est plutôt bien fait, même si la recherche penche plutôt sur des vins faciles, qui plaisent à tout le monde. Côté cuisine, ça n'atteint pas des sommets mais ça se donne de la peine, avec des entrées entre 9 et 22 fr. et des plats entre 30 et 42 fr. A midi, il y a assiette du jour.

Le Nomade, pl. de l'Europe 9, 1003 Lausanne. Tél. 021 320 13 13.

20/06/2007

YouTube pour vendre des bouquins de Rabaey

Vous connaissez YouTube, le site de vidéos où vous pouvez charger tout et n'importe quoi (souvent n'importe quoi, d'ailleurs). Plein de petits malins ont trouvé des trucs pour en détourner le principe.
Le site espagnol Cocineros, par exemple, s'est acheté une caméra numérique et filme (mal) le feuilletage de bouquins de cuisine (sans le son) puis les place sur YouTube avec un lien vers sa boutique. C'est ainsi qu'on retrouve le très beau livre de Gérard Rabaey, du Pont de Brent, en vente sur un site espagnol, sans commentaire (voir la vidéo ci-dessous). Est-il au courant lui-même? J'en doute... Si vous voulez acheter ce bel ouvrage, il y a d'autres solutions chez nous.


18:22 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4)

15/06/2007

Un Grotto comme là-bas

Imaginons qu'il arrête de pleuvoir et que l'été s'installe. Imaginons que vous ayez envie d'une bonne cuisine italienne, classique, pas tape-à-l'oeil, et qui sorte des pizzerias qui fleurissent partout. Imaginons encore (mais quelle imagination, me direz-vous) que vous cherchiez une terrasse couverte par une tonnelle ou un grand parasol dans la région lausannoise pour conjuguer tout ça.

Alors, direction Le Grotto du Léman, à l'avenue du Léman. Certes, la terrasse est un peu en bordure de route. Mais elle est agréable. A midi, il faut se battre pour avoir une table. Et le soir il vaut mieux réserver. Car le restaurant d'Angelo Palasciano a tout pour plaire. Des prix corrects, une cuisine italienne comme là-bas et un service efficace et souriant.

Pâtes, risottos et même pizzas sont évidemment au menu. Mais on y trouve aussi des antipasti parfaits, des viandes fort bien cuites et des poissons. Ca sent bon l'huile d'olive et les herbes. C'est simplement fait, mais bien fait.

Le Grotto du Léman, av. du Léman 87, Lausanne. Tél. 021 728 03 81.

13/06/2007

La joie du crumble

Crumble aux pommesOn a certains amis qui ne nous invitent que si on leur amène un crumble. Pas pour nous voir, pas pour notre charme légendaire, pas pour nos fines plaisanteries de fin de soirée. Non, juste pour le crumble... Mon Dieu, protège-moi de mes amis, qu'y disaient... J'hésitais à vous donner la recette, parce que, si mes amis la trouvent, ils ne vont même plus nous inviter! Mais, finalement, mon sens du devoir, ma conscience professionnelle...

Le crumble, vous pouvez le faire avec plein de fruits. Là, je vous le fais aux pommes. N'allez pas râler, c'est moi qui décide!

Pour six personnes environ, prenez six belles pommes à cuire. Vous les pelez, enlevez le coeur (aïe...) et les coupez en morceaux de la forme que vous voulez. Vous mettez une petite noix de beurre dans une poêle que vous faites chauffer avec douceur. Une fois chaud mais pas trop, vous y mettez vos morceaux de pomme à confire. Puis, en cours de cuisson, vous ajoutez 2dl de jus d'orange et une belle poignée de raisins secs. Et vous laissez doucement fondre un peu.

De l'autre main, et pour peu que vous ayez un deuxième neurone à disposition, vous préchauffez votre four à 200 degrés. Vous sortez un plat à gratin. Et, de la troisième main et du troisième neurone, vous mélangez 250 g de cassonade, 150 g de farine et 125 g de beurre ramolli jusqu'à l'obtention d'une belle pâte granuleuse.

Reste à finir tout ça. Dans le plat à gratin, vous mettez vos pommes. Vous émiettez sur le dessus votre pâte granuleuse, et hop, au four une bonne demi-heure.

Bon, vous savez tout. Mais, pleaaaaase, continuez à nous inviter!

13:52 Publié dans Recettes | Lien permanent | Commentaires (5)

12/06/2007

Balade à Fully

Il en faut de l'imagination, pour vendre des vins aujourd'hui. Et cette imagination profite à nous autres amateurs. Prenez Fully, ses vignobles en terrasses, ses murs de pierres sèches, ses guérites. Samedi prochain 16 juin, 14 vignerons-encaveurs de la commune organisent un balade au coeur du terroir, sur le sentier viticole entre Branson et la châtaignerie.

Une balade magnifique à flanc de coteau, histoire d'admirer la plaine du Rhône, de découvrir le vignoble et la flore, de planter (si, si) du thym serpolet ou un argousier. Ah, oui, j'oubliais, on peut également déguster et acheter plus de 50 vins et des produits régionaux.

Donc, je résume: dès 9 h 30 et jusqu'à 15 h 30, vous posez votre voiture au parking de la Belle Usine, au bas de la châtaigneraie. De là, un bus navette vous emmène au début du parcours, à Branson.

Dès 11 h, la restauration est ouverte sous le couvert de la châtaigneraie, sous l'égide de, pardon du peu, Didier de Courten, du Terminus à Sierre, et Michel Ançay, du Relais des Chasseur à Chiboz.

Plus d'infos sur www.fullygrandcru.ch.

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08/06/2007

Des jeunes restaurateurs qui montent

Lundi, je devais aller à Neuchâtel, à l'excellent Maison du Prussien, pour assister à l'entrée de trois nouveaux membres dans la chaîne des Jeunes Restaurateurs d'Europe. Et je n'ai pas pu. Saleté de séances...

J'ai donc raté ça et cela m'ennuie bien, d'autant que les Jeunes Restaurateurs sont une association qu'ils peuvent être fiers de rejoindre. Ces trois chefs sont donc:

 

Jean-Yves Drevet, à la Maison du Prussien. Ce jeune Français a eu une belle formation dans son pays, avant de venir comme chef de cuisine à Neuchâtel en 1996. Dès 2000, il reprenait carrément l'établissement. Une cuisine inventive, enthousiaste, parfois à l'excès, dans un cadre improbable que cette belle bâtisse du XVIIIe près des chutes d'eau du Gor du Vauseyon.
Arno Abächerli, Obwaldien pur souche, qui a pas mal voyagé en Suisse avant de rejoindre d'abord la Pinte de Meyriez, à Morat, puis finalement l'Auberge de la Croix-Blanche, à Villarepos, en 2002. Un restaurant qu'on n'a pas visité mais qui mérite 14 au GaultMillau.
Loris Lathion, Valaisan et fier de l'être, passé par Zermatt, la Côte, à Corin, en Irlande, puis au Mont-Rouge, à Haute-Nendaz, dont il reprend les rênes en 2003, avec sa cuisine qui sent le Sud.