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01/05/2007

Hommage à un homme discret

Adol BlockbergenLa nouvelle de la retraite, puis très rapidement du décès d'Adolf Blockbergen nous a attristé. Et nous rappelle la dure réalité de ce métier de cuisinier. Parce que les chefs sont comme des artistes, qui doivent toujours se renouveler. Pas facile d'atteindre le sommet du panier. Mais quelle difficulté de s'y maintenir. Parce que les critiques gastronomiques, parce que les clients aiment les nouveautés qui en jettent...

Adolf Blockbergen était de l'école des Girardet, des Stucki, des Pierroz, de cette école qui avait renouvelé la cuisine classique, sans en dénier les fondements. Il avait fait de son Auberge du Raisin, à Cully, une table renommée, distinguée, luxueuse. Il avait intégré des éléments méditerranéens ou asiatiques, sans jamais tricher sur la qualité. Mais comme l'homme était timide, il le faisait parfois loin des projecteurs, sortait peu de sa cuisine pour faire parler de lui. Alors, certains l'ont un peu oublié. Pourtant, une escale au Raisin restait un gage de qualité, d'imagination et de tradition.

A l'heure où il aurait pu enfin se reposer, après ce métier de chien qui vous bouffe toutes les heures de la journée, il est parti. Comme toujours, discrètement. On regrettera l'homme. Et on souhaitera tout le bien possible à son second qui reprend le piano de Cully.

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